Ex-Libris
Les dons, souvent -et inexplicabement- échouent par vagues. Plusieurs arrivages en nos murs en l'espace de deux semaines. Tri rapide. Quelques petites choses intéressantes. Dont certaines agrémentées de ceci : 
Ci-dessus, dans un 'Fleuve Noir' de 1960, un feuillet, collé en face de la page de titre, porte la marque (devrais-je écrire 'les armoiries'?) et l'adresse de l'ex-propriétaire.
Et ici, dans un 'Folio' de 1990, la même illustration, version 'cachet' -l'adresse a changé.
Bizarre, cette pratique -le cachet, la marque d'appartenance- m'en rappelle une autre, propre à mon travail quotidien. Un bibliothécaire dans l'âme sommeillerait-il en chaque amoureux des livres?
23 mai 2008
15 mai 2008
Elle, voix plaintive dans le cornet : 'Bonjour, c'est madame...., je suis en train de vider la maison de ma mère, mais je ne sais pas me déplacer et j'ai des livres à venir chercher'
Moi, méfiant : 'Euh, oui, et ils sont dans quel état?'
Elle : 'Oh, pas trop mauvais'
Moi : 'Et c'est quel genre de livres, madame?'
Elle : 'Ben, il y a des 'Nous deux' et des 'Zola', 'Baudelaire'....'
Moi : 'Bon...écoutez, je ne vais pas les prendre, nous ne sommes pas intéressés'
(Silence)
Elle, tentant sans doute de me prendre par les sentiments : 'Bon, ben alors, je vais les brûler'
Moi, écolo dans l'âme : 'Les brûler? Vous pourriez aussi les porter au parc à conteneurs ou les donner à une oeuvre caritative...'
Elle : 'Ben, je sais pas moi, vous pourriez pas vous, les donner à la Croix Rouge, avec une camionnette de la Commune?'
Moi : 'Ah non, ça non plus, ça ne va pas être possible'
Elle, définitive : 'Enfin, on veut rendre service et puis voilà comment on est reçus hein...'
09 mai 2008
Concurrence
Tu habites pile en face. Je me demande d'ailleurs si tu tiens compte des horaires, ou si tu attends de voir ma voiture garée là, à quelques mètres de l'entrée. Les lectures et autres travaux scolaires t'amènent régulièrement à venir me saluer. Si régulièrement que je te croyais 'à l'aise' ici. Je sais que, parfois malgré moi, je peux impressionner les ados. Avoue quand même que vous nêtes pas un public facile : j'aimerais vous voir plus nombreux et, en même temps, lorsque vous déboulez avec vos références incomplètes, vos questions mal formulées et votre air renfrogné, j'ai un peu de mal à vous répondre aimablement. Sincèrement, je croyais qu'on avait passé ce stade-là. Que tu avais compris que je ne mordais pas. Ou rarement.
Lundi, tu es rentrée pour me demander de prolonger une durée de prêt, puis avant même de me donner le titre du bouquin en question, tu es devenue toute rouge et je t'ai entendu bafouiller 'oh, mais non, que je suis bête, celui-là, je l'ai pris à la bibliothèque de l'école...'. Ca arrive si souvent que des lecteurs me rendent des livres empruntés chez des confrères de la région...mais tu ne le sais pas évidemment. A tes yeux, tu venais de commettre LA boulette. Tes derniers mots ne furent que chuchotements timides. J'ai quand même compris que tu t'excusais et tu as filé illico te mettre à l'abri dans ta maison. Ca s'est passé si vite, mais je pense quand même avoir eu le temps de te dire que ça n'avait vraiment aucune importance, que c'est très bien de fréquenter plusieurs bibliothèques, enfin quelque chose pour te faire comprendre que je n'étais vraiment pas fâché du tout du tout du tout...
06 mai 2008
Blog
Elle est de retour. Depuis plus d'un mois, et ce n'est que hier, grâce à Pitseleh, que j'ai découvert son nouveau blog. Intitulé 'Sometimes, you're the salt in my coffee' (serait-ce une allusion à la formidable chanson d'Arno, "Ants in my tea"?), son blog est destiné à tout le monde, dit-elle, mais elle le 'dédie avec une tendresse toute particulière à ses confrères bibliothécaires d'ici et d'ailleurs'. Merci à elle donc. Elle? Ion, la bibliothécaire acariâtre dont j'ai déjà parlé en ces lieux. Nous la savions acerbe verbalement, voilà qu'elle déverse joyeusement sa vision pour le moins critique sur le métier de bibliothécaire, via la bd cette fois. Une bouffée d'air frais, allez-y voir.
05 mai 2008
De l'anonymat
Dans le "Charlie Hebdo" du 23 avril 2008 (avec ce congé du 1er mai, je n'ai pas encore reçu le numéro du 30...), une certaine Amélie Nothomb fustige les bloggeurs anonymes. Selon elle, 'tout texte courageux et juste comporte une signature' et 'un message qui ne comporte pas de signature digne de ce nom doit être tenu pour inexistant'. Etant donné qu'elle ne prend pas la peine de préciser si elle tape tous les bloggeurs anonymes dans le même panier (les 'journaux intimes' et les 'donneurs d'opinions'), je me sens visé. Je suis comme ça, la tête près du bonnet et toujours prompt à dégainer.
Mine de rien, Amélie en rajoute une couche, elle emboîte le pas aux pourfendeurs rapides et récents de la planète internet et plus particulièrement des blogs. Quand même, si n'importe qui peut s'exprimer et être autant lu qu'un auteur 'publié', sans même être obligé de signer de son vrai nom, où va-t-on? Et comment encore justifier mes droits d'auteurs, puisqu'ils écrivent gratos, ces plumitifs nains?
Le fait de signer mes humeurs de bibliothécaire de campagne autrement que d'un simple 'Nescio' leurs donneraient-elles réellement plus d'impact? Est-ce que pour vous, fervents lecteurs de ces humeurs, le sceau de la vraie vérité pourrait être aposé sur ce blog dès le moment où vous sauriez que son auteur se nomme Raimond Gregorius, bibliothécaire à Marchin ou Maurice Tillieux, classeur/rangeur à Beauvechain ou encore Nicolas Fanuel, préposé au prêt à Amay? Et d'ailleurs, le sceau de la vraie vérité est-il si important? Dès le moment où la rencontre entre un texte et un lecteur produit l'étincelle, celle-là même qui donne l'envie de prolonger la lecture, la messe n'est-elle pas dite? Je ne sais pas qui est Pascal Mercier, et pourtant son roman, plus d'un an après, me trotte toujours en tête. Je n'ai jamais vu Gérard Manset en télé, et pour ce que j'en sais, il pourrait tout aussi bien s'appeler Sébastien Poirier, ça ne m'ôterait pas l'envie de l'écouter encore et encore. La plume et le souffle comptent, si l'auteur est quelqu'un de bien, tant mieux. En quoi, par envie de tranquilité, son usage d'un pseudo, enlèverait-il de la valeur à ses écrits et les rendraient-ils 'inexistants'? Peut-être que demoiselle Amélie n'avait pas grand chose à dire, mais que, pas grand chose, signé de son nom, ça reste malgré tout bon à publier? Et sans doute n'a-t-elle jamais entendu Manset chanter 'Gardez vous des honneurs de ce monde-ci; de l'éclat de ce monde-là'.
03 mai 2008
Licence poétique 
Brel était familier du procédé. Il osait, il tordait la langue pour exprimer exactement ce qu’il sentait ou voyait. Dans ‘Le gaz’, l’escalier colimaçonne, les ‘Bigottes’ s’embigotent les yeux baissés et durant son ‘Enfance’, il arpégeait son chagrin. Trois exemples parmi des dizaines d’autres. C'est inspiré, et ça n'écorche pas les oreilles. J'enrage par contre d'entendre et de réentendre Bashung chanter sur son dernier album, 'un jour je courirai moins, jusqu'au jour où je ne courirai plus'. Superbe album par ailleurs, tellement que je le distille et me contraint à ne pas le laisser tourner en boucle. Mais bon, sur cette paresse-là, Alain perd quand même des points...qu'est-ce qui l'empêchait de demander à Gaëtan Rousel, l'auteur ce texte, de remplacer 'courirai' par...je ne sais pas moi...tiens : 'chanterai' par exemple?
23 avril 2008
Esprit d'à-propos
Plus d'un mois sans avoir posté quoi que ce soit sur le blog. Mais je suis toujours là. Et de retour avec cette petite scène (comique ou décidément trop vulgaire pour ces pages, choisissez) suivie en direct pendant la dernière animation organisée à la bib.
Une classe d'une quarantaine d'étudiants, agés de 12 à 14 ans. Je vous passe les détails du contenu, du pourquoi et du comment de l'organisation...pour en arriver au moment où l'animateur aborde la question de la publicité. Prenant exemple sur les images récurrentes rencontrées dans la pub (les îles paradisiaques, les paysages de rêve, les mannequins aux corps 'parfaits', le soleil qui brille toujours...), il montre à quel point ces images peuvent êtres 'biaisées'...
A ce point précis de son 'discours', l'un des jeunes, plus vif que les autres sans doute, ne put contenir sa verve : 'ah ouais, ça c'est sûr, les mannequins, elles sont complètement biaisées'.
Le croirez-vous? Je suis persuadé qu'il n'y a lui-même rien vu d'amusant. D'ailleurs, ni son prof, ni ses petits corelégionnaires n'ont moufté. Sans doute étais-je le seul esprit mal tourné de la bande....
17 mars 2008
Force majeure
"On transporta le corps d'Adela à l'école. Sans le vouloir, Ramon se retrouva à la tête du cortège funèbre. La foule ne s'ébranla que lorsqu'il eut fait le premier pas. On étendit la morte sur le sol d'une des deux salles de classe. On la plaça sur une natte pour qu'elle ne se salisse pas et elle resta protégée par la couverture de Pascual. Quelqu'un alluma des cierges aux quatres coins du cadavre. La salle commença à se remplir."
(Extrait de 'Un doux parfum de mort', de Guillermo Arriaga)
Un peu plus d'un an avant que je ne sois engagé ici, un drame épouvantable avait secoué le village. Un homme, profondément dépressif, avait abbattu quatre membres de sa famille, avant de se suicider. Les circonstances me sont peu familières, j'ai seulement retrouvé quelques articles de presse. On m'a rapporté qu'à ce moment-là, la rénovation du bâtiment, devenu aujoud'hui la bibliothèque, se terminait. Vide, il avait donc été réquisitionné pour abriter les cinq cercueils. Cette salle, à partir de laquelle ces quelques mots vous sont envoyés, servit donc quelques temps (un, deux jours?) de morgue. Ou de funérarium, puisque le village n'en comptait pas à l'époque. Aujourd'hui, et bien que le chiffre de la population n'ait pas beaucoup augmenté, les familles endeuillées ont le choix entre deux entreprises spécialisées, toutes deux établies dans la rue principale toute proche.
05 mars 2008
Dédicace (2)
Sur la première page, au crayon, à côté de la date à laquelle tu l'as reçu -ou acheté- et juste avant ton nom, tu as écrit "temps d'angoisse instable". Sans doute faut-il lire "temps d'angoisse, instable". Te connaissant et sachant que tu n'es pas du genre à dramatiser, j'en ai presque des frissons. Mon imagination s'emballe. Qu'est-ce qui a bien pu te pousser à écrire ces trois mots? Je ne doute pas qu'ils évoquent exactement l'état psychologique dans lequel tu devais te trouver. Je crois me rappeler. C'était il n'y a pas si longtemps, ton mari est passé rendre tes livres. D'habitude, c'est toujours toi que je vois. Il m'a parlé d'une courte hospitalisation. Sans doute qu'au moment de nous le céder, tu avais oublié ces trois mots, écrits presque dans l'urgence. Comme à chaque fois que je trouve une marque personnelle dans un livre, je vais devoir les masquer. Dans ce cas-ci, un simple coup de gomme suffira.
29 février 2008
Reclassement
Alors comme ça, tout était faux. Toute cette histoire, c'était de l'invention. Grâce à l'acharnement d'un journal, 'Le Soir', nous apprenons aujourd'hui que le récit 'autobiographique' de M. Defonseca, 'Survivre avec les loups', relève finalement de la fiction pure. Reste peut-être une belle histoire; j'écris 'peut-être' parce que je ne l'ai pas lu.
J'imagine que je ne suis pas le seul bibliothécaire à y penser : toutes les bibliothèques qui l'ont acquis avant aujourd'hui vont probablement devoir réviser la fiche catalo de ce récent objet du délit. Et le faire passer du rayon 'autobiographies', ou 'biographies' ou encore 'récits de vie' à ceux consacrés aux fictions. Sauf dans 'ma' bib. Non, il ne s'agit pas encore de l'une de ces prémonitions bibliothéconomiques qui assoient ma réputation plus loin que l'internet ne porte. C'est plus simple. Notre exemplaire nous fut légué par un zélé lecteur. Une édition 'club', style France Loisirs. Le parcourant aujourd'hui, je me rends compte qu'à aucun moment il n'est précisé que c'est une histoire vraie. Fort logiquement, il s'est donc retrouvé avec les autres romans.
26 février 2008
Eternels disparus
J’ai déjà dit ici tout le bien que je pensais d’Arnaldur Indridason. C’est avec ‘L’homme du lac’, quatrième enquête du commissaire Erlendur qu’il nous est revenu fin 2007. Quelques mots pour vous allécher.
Tout commence avec un phénomène inexpliqué : la baisse soudaine et régulière du niveau du lac de Kleifarvatn. Voilà qui n’aurait normalement pas dû concerner la police criminelle de Reykjavik. Sauf qu’un beau matin, une promeneuse découvrit à quelques mètres de l’ancien rivage du lac ce qui ressemblait bien à des ossements humains, solidement attachés à un vieil émetteur radio. Le cadavre se révélât rapidement dater d’une trentaine d’années ; quant à la cause du décès, nul doute qu’elle ne revêtait aucun caractère accidentel. Le nombre de personnes disparaissant chaque année en Islande étant assez réduit, Erlendur décida tout simplement de reprendre chaque dossier non résolu de disparition datant de la fin des années ’60. Ses recherches l’aiguillèrent vers une femme dont le fiancé n’avait plus donné signe de vie depuis 1968. Un soir, alors qu’ils avaient rendez-vous, l’homme, toujours si ponctuel, n’était tout simplement jamais venu. Sa voiture avait été retrouvée quelques temps plus tard, stationnée devant la gare de Reykjavik. La femme, qui devait bien avouer ne pas savoir grand-chose du disparu –ils ne se connaissaient pas depuis longtemps- ne s’était visiblement jamais relevée de cette épreuve et semblait toujours espérer un improbable retour.
Touché par cette histoire, Erlendur va, au risque de contrarier ses collègues, focaliser la résolution de l’énigme de ‘l’homme du lac’ sur la personnalité du fiancé disparu.
C’est encore une fois à son enfance qu’Erlendur se voit confronté. Marqué par la disparition de son frère, intervenue alors qu’ils étaient tout jeunes, il ne peut qu’être interpellé par l’histoire que lui raconte cette femme. Comme elle, il n’a sans doute jamais cessé d’espérer qu’un jour son frère ressurgisse du passé, bien vivant. Dès lors, il met toute son énergie, son cœur et son flair de flic au service de cette nouvelle quête : identifier l’homme du lac, comprendre comment il a fini là, qui l’y a mis, et pourquoi. Même s’il ne dispose d’aucune preuve que ce squelette soit bien le fiancé disparu, il demeure intimement convaincu de l’existence d’un lien entre les deux affaires. Il ne sait pas lui-même ce qu’il veut réellement. Opérer une coupure nette et définitive dans les espoirs de la femme ? Où la conforter dans son espoir insensé qu’un jour son homme réapparaisse ? Qu’importe, patiemment et sans se soucier de l’opinion des autres, Erlendur va suivre sa piste, celle de cet homme dont il ne sait rien et à qui il veut désespérément rendre une identité, une histoire, une vie. Quelle qu’elle soit : celle d’un salaud qui a planté là celle qui l’aimait, ou celle d’une victime oubliée méritant au minimum une sépulture digne de ce nom.
L’homme du lac / Arnaldur Indridason ; traduit de l’islandais par Eric Boury. – Paris : Métaillé, 2008. – 348p. – 19 euros
12 février 2008
Rôle social
Ces derniers temps, tu es plutôt déprimée et, aujourd'hui, lorsque tu es rentrée, j'ai toute suite su que ça n'allait pas mieux. Ta dernière fille vous a laissés seuls, ton mari et toi. Et je sais que cette séparation fut agitée; tu m'en as raconté quelques épisodes. Elle n'a pas vingt ans, tu me dis qu'elle a perdu la tête pour un jeune voyou et qu'elle a tout quitté du jour au lendemain. Elle vit loin de vous à présent. A t'entendre, il s'agit d'un squat, sans le moindre confort et, en tous cas, trop loin du village. Tu ne la vois plus que rarement et chaque rencontre se termine mal. Ses mots sont durs pour vous; c'est ce qui te peine le plus. 'Il ne me reste plus rien. Avec mon mari, on est comme des cohabitants. Qu'est-ce que je peux encore faire de ma vie? Prendre les poussières et faire les courses une fois par semaine...'. J'ai compris que tu n'exagérais pas et que cette histoire te minait au plus profond. Alors que je cherchais quelque chose de vaguement réconfortant à te répondre, d'autres lecteurs sont arrivés, m'obligeant à me détourner quelques instants. Tu m'as demandé de garder ça pour moi, puis tu es partie.
31 janvier 2008
Puisque tu n'as pas su terminer 'La dentellière d'Alençon', de Janine Montupet -trop compliqué- tu me demandes conseil : 'quelque chose de plus facile, d'amusant, histoire de me reposer un peu'. Parcourant les nouveautés, je te suggère le dernier Woody Allen. 'Woody Allen? Il a écrit des livres?' Tu soupèses l'ouvrage, parcours le 4ème de couverture : 'ben, mon éducation ne m'a pas habituée à lire des livres aussi minces, mais enfin, pourquoi pas?'. Histoire d'être sûre que mon petit cerveau a bien assimilé l'info, tu ajoutes : 'je lis toujours des gros livres'. Sidéré par la justesse inédite de ce critère de sélection, je m'en retourne, silencieux, derrière le comptoir. J'enregistre tes emprunts et le temps pour toi de rassembler enfants, clés de voiture et sacs divers, je te regarde. Il n'est effectivement pas très difficile de t'imaginer, petite fille, rentrant de l'école, pliée en deux sous le poids ton cartable. Ton père, sévère mais juste, t'attends dans son bureau. Le temps de lui présenter tes respects et, de sa belle voix grave, il t'informe du programme de cette fin de journée : 'aujourd'hui, ma petite, ça sera 250 grammes de Victor Hugo'.
30 janvier 2008
Par les sentiments
A l'éternelle question de savoir 'mais non didju, comment donner le goût de la lecture à nos chères têtes blondes?', un maire espagnol vient d'apporter une réponse -à mon avis- inédite. En tous cas, si les jeux télés ne vous avaient pas convaincu que l'être humain, à partir du moment où une somme d'argent lui est promise, est capable de tout, voici de quoi possiblement vous faire changer d'avis. Je vous livre l'info telle qu'elle figure sur 'fil info' du 'Soir' :
Des enfants payés un euro de l’heure pour lire
mercredi 30.01.2008, 12:51
Les enfants du village espagnol de Noblejas seront désormais payés pour lire. Ainsi en a décidé leur maire, Agustin Jimenez Crespo, persuadé que cette initiative « pionnière » leur fera aimer la lecture. La commune de 3.300 habitants, située à 55 kilomètres de Tolède (centre), « subventionnera les familles à hauteur d’un euro par heure passée à la bibliothèque » par leurs enfants scolarisés en primaire, a annoncé la mairie dans un communiqué. Il s’agit d’une « initiative pionnière et ambitieuse en matière d’éducation », ajoute la mairie, qui explique que l’objectif est de « renforcer le rôle actif des parents dans l’éducation de leurs enfants ».Juste une chose : est-ce que TOUTE une heure pour SEULEMENT un euro, ce n'est pas pousser un peu loin l'ambition culturelle?
24 janvier 2008
Répondeur
Deux messages après le week-end. Une voix d'homme grommelle sur le premier. Rien compris. Second message, même voix : 'c'était pour savoir si vous aviez Léon, de Léon Walter...[blanc]...chez Tillage'. Clop. Raccroché.
Ben oui, on l'a et il est même disponible. Si tu m'avais laissé ton numéro de téléphone, je t'aurai appelé pour te prévenir. Je me serai même abstenu de toute remarque désagréable à propos de tes références erronées. Leon Walter Tillage, c'est son nom à l'auteur. Tillage, ce n'est pas un éditeur. Mais bon, on est habitués à ce genre de cafouillage et, en général, avec un seul mot -titre ou auteur- on arrive à retrouver ces bouquins que l'école vous force à lire. Trop forts hein, ces biblios?
Malheureusement, pas plus qu'elle ne t'a appris à dire bonjour pour commencer une conversation, ta maman ne t'a dit de te présenter et de laisser tes coordonnées...

