Le bruit au-dessus de la bib.
A l'étage, dans l'appartement géré par la commune, vit une femme seule, avec ses deux enfants. Il y a le plus jeune, qui vient souvent me voir avec sa classe de l'école communale. Et l'autre, un peu plus agé, qu'une camionnette ramène tous les jours vers 16h. Le monsieur qui accompagne le chauffeur est obligé de le porter jusqu'aux bras de sa mère, qui elle-même le hisse péniblement jusqu'à son logement. Parfois, ça commence dès qu'il est rentré : les meubles que l'on déplace, les objets frappés à terre répétitivement ou qui chutent, et puis les cris, les hurlements presque. Comme il ne sait pas marcher, j'imagine qu'il se traîne à terre, qu'il rampe en quelque sorte d'un endroit à un autre. Ca peut durer de deux à trois heures d'affilée, avec de trop rares moments d'accalmie. Je suppose que cette pièce au-dessus de la bibliothèque lui est réservée. Les lecteurs qui tombent en pleine crise me demandent régulièrement s'il y a des travaux à l'étage.
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23 septembre 2006
13 septembre 2006

Bibliothèque : silence
La valse des tondeuses menées par mes confrères ouvriers communaux sur les espaces verts autour de la bibliothèque. Ils s'y mettent à deux pour aller plus vite : une heure de mélodie en mode moteur. C'est vrai qu'après, c'est plus joli.
La porte d'entrée qui se referme avec force : métal du pêne qui heurte le métal de la gâche. Le ferme-porte à ressort, c'est obligatoire : les pompiers l'ont dit.
La fête foraine, une fois par an, juste ici devant. Dès 16 heures, ambiance musicale assurée. Enfin, musicale, on se comprend. Une semaine. Et en plus, ça monopolise les places de parking.
Les classes des écoles communales. A chaque visite : brouhaha et cris des instit' qui tentent de se faire entendre. Parfois, hurlement du bibliothécaire dont le témoin de décibels supportables vire à l'écarlate. Mais ça fait longtemps maintenant. Je découvre les vertus du silence et de la grève. Trop de bruit : je ne fais plus rien et la file s'allonge devant le comptoir. Évidemment, les schtroumpfs s'interrogent et me regardent curieusement. Il y en toujours bien un qui finit par comprendre.
Les chaises poussées ou tirées sur le carrelage. J'en ai déjà parlé. C'est de ma faute : il me suffirait d'acheter des pastilles de mousse à coller en-dessous des pieds. Ils en vendent dans les grandes surfaces suédoises spécialisées en mobilier, je sais.
Les conversations dans le bureau d'à côté : souvent ce même type déboule, celui qui parle très fort. Il ne s'en rend sans doute pas compte, il travaille dans un usine métallurgique. Je suppose que c'est une forme d'adaptation à l'environnement de travail.
La course de côte. Les sports moteurs figurent en bonne place dans mon palmarès de la bêtise humaine. La course de côte en explose les limites. Une fois par an, c'est à celui qui monte la côte le plus rapidement. Et évidemment, ce jour-là, ils se donnent rendez-vous ici devant et gaspillent du carburant à l'arrêt, le temps que chaque concurrent fasse entendre aux autres que son moteur est bien le plus bruyant.
Les femmes qui se retrouvent par hasard devant mon comptoir. Elles ne se sont plus vues depuis longtemps et n'hésitent pas à échanger les derniers potins du village. J'en apprends de belles.
La valse des tondeuses menées par mes confrères ouvriers communaux sur les espaces verts autour de la bibliothèque. Ils s'y mettent à deux pour aller plus vite : une heure de mélodie en mode moteur. C'est vrai qu'après, c'est plus joli.
La porte d'entrée qui se referme avec force : métal du pêne qui heurte le métal de la gâche. Le ferme-porte à ressort, c'est obligatoire : les pompiers l'ont dit.
La fête foraine, une fois par an, juste ici devant. Dès 16 heures, ambiance musicale assurée. Enfin, musicale, on se comprend. Une semaine. Et en plus, ça monopolise les places de parking.
Les classes des écoles communales. A chaque visite : brouhaha et cris des instit' qui tentent de se faire entendre. Parfois, hurlement du bibliothécaire dont le témoin de décibels supportables vire à l'écarlate. Mais ça fait longtemps maintenant. Je découvre les vertus du silence et de la grève. Trop de bruit : je ne fais plus rien et la file s'allonge devant le comptoir. Évidemment, les schtroumpfs s'interrogent et me regardent curieusement. Il y en toujours bien un qui finit par comprendre.
Les chaises poussées ou tirées sur le carrelage. J'en ai déjà parlé. C'est de ma faute : il me suffirait d'acheter des pastilles de mousse à coller en-dessous des pieds. Ils en vendent dans les grandes surfaces suédoises spécialisées en mobilier, je sais.
Les conversations dans le bureau d'à côté : souvent ce même type déboule, celui qui parle très fort. Il ne s'en rend sans doute pas compte, il travaille dans un usine métallurgique. Je suppose que c'est une forme d'adaptation à l'environnement de travail.
La course de côte. Les sports moteurs figurent en bonne place dans mon palmarès de la bêtise humaine. La course de côte en explose les limites. Une fois par an, c'est à celui qui monte la côte le plus rapidement. Et évidemment, ce jour-là, ils se donnent rendez-vous ici devant et gaspillent du carburant à l'arrêt, le temps que chaque concurrent fasse entendre aux autres que son moteur est bien le plus bruyant.
Les femmes qui se retrouvent par hasard devant mon comptoir. Elles ne se sont plus vues depuis longtemps et n'hésitent pas à échanger les derniers potins du village. J'en apprends de belles.
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