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28 novembre 2006

Joyeux Noël!

Tu es bien une des seules avec qui je perds patience. Je t'avais déjà envoyé promener à l'occasion pour une lecture scolaire que j'avais refusé d'acheter. Mercredi passé, tu m'interroges sur les dates de fermeture pour le prochain congé de Noël. Aussi poliment que possible, je te réponds quelque chose du style : 'la même chose que les congés scolaires'. Instantanément, ta voix monte dans les aigus -tu n'en peux sans doute rien, ce n'en est pas moins très énervant- pour me répondre : 'quoi, les QUINZE jours?'. Je n'ai ni l'envie ni le courage de t'expliquer que, vu les nombreux jours fériés de Noël et de Nouvel An, et vu la croissance exponentielle de mes heures de récup, il serait stupide de ma part de ne pas en profiter pour cumuler ces deux données. Je sais, le service public, les lecteurs qui pourraient en profiter, les jeunes qui vont s'ennuyer, le dépit de mes groupies etc etc... mais c'est la conséquence incontournable d'un service à personnel unique. Sincèrement, ça me désole, parce que ce n'est pas la manière dont je voudrais que la bib fonctionne. Et je te l'ai déjà expliqué. Bref, je me contente de te répondre : 'oui'. Tu rebondis immédiatement : 'comme nous sommes le 22 et que le prêt est pour un mois, les livres qu'on ne vous a pas rentrés avant cette fermeture, vous les prolongez automatiquement alors?'.

07 novembre 2006


Trois jours


Cette semaine de Toussaint fut l'occasion de prendre quelque congé : la commune nous octroyant généreusement trois jours, j'ai complété en puisant dans le pot de mes heures de récup' généralement irrécupérables. Des trois jours officiels, je suis royalement passé à quatre et demi. Peinture murale et taxi pour les enfants, ce ne fut néanmoins pas de tout repos. Rien à côté de ce qui m'attendait à mon retour pourtant.

Que ce soit pour cause de maladie ou pour des congés légaux, la fermeture de la bib et/ou mon absence se paie à chaque fois après. Et devinez le nom de l'unique débiteur. Le courrier s'est accumulé -comme si le facteur s'en était donné à coeur joie : la vengeance d'un fonctionnaire envers un autre qu'il estime plus chanceux parce que en congé- et les livres rentrés lors de la dernière séance de prêt n'en ont pas profité pour regagner leur place tout seuls. Jamais ils ne feraient un effort ceux-là. Je compte bien leur régler leur compte dans un prochain billet.

A chaque fois, ce 'retard' à rattraper me prend de quelques heures à quelques jours selon le durée de mon absence et l'humeur vengeresse du postier. Et pendant ce temps-là, les lecteurs ne s'arrêtent pas à votre porte : ils entrent avec leurs bouquins à rendre et leurs nouvelles demandes. En très peu de temps, le courage que vous aviez rassemblé pendant vos jours de repos s'envole, transformé en une rage impuissante et perpétuellement ressassée : il arrive quand ce nouveau collègue?