05 septembre 2008

Un iceberg vaut parfois mieux que deux tu l'auras

Depuis que les lieux publics sont devenus 'non-fumeurs', le seuil de la petite porte réservée au personnel de l'administration communale a acquis un nouveau statut. Si vous voulez être sûr de coincer le bourgmestre ou un échevin, "it's the place to be" (j'emploie un vocabulaire 'in', histoire de me rattraper au bord de la fosse des 'has been' dans laquelle la suite de ce billet va définitivement me précipiter). Et la clope étant synonyme de détente (pour les fumeurs en tous cas...), votre interlocuteur sera logiquement de meilleure composition que si vous vous étiez fixés rendez-vous dans son bureau. Bureau dans lequel il compenserait le manque de cigarette en tapotant frénétiquement les touches de son GSM dernier cri, ce qui ne manquerait pas de vous énerver parce que vous subodoreriez qu'il n'en a rien à fiche de ce que vous lui racontez. Bref, autant se trouver là, sur ce seuil enfumé.

- Ah, dis, j'en profite pour te présenter Mlle..., c'est la nouvelle assistante pour les classes de maternelles...

Je tends la main, salue et me dis enchanté (je suis comme ça : à priori, je suis enchanté)

- Ben, tu fais pas la bise toi?

Certes si, mais pas si tôt. Lorsque je rencontre pour la première fois une représentante du sexe opposé, je salue d'une poignée de main -point trop vigoureuse. Car enfin, c'est quoi cette familiarité immédiate? Si l'on bise tout le monde à la première rencontre, que signifie encore ce baiser? N'est-il normalement pas le signe que l'on se connaît, que l'on a déjà au minimum échangé quelques mots?
Cette poignée de main, que je veux bien qualifier de désuette, aurait-elle définitivement acquis le statut de ringarde?
Et le temps de faire connaissance, cher politique, qu'est-il devenu? Serait-ce que, ce temps-là, la majorité de vos congénères ne le prennent plus, trop pressés qu'ils se trouvent à séduire, emballer et convaincre par la seule force de leur paraître et de quelques phrases creuses?
Il est vrai que faire connaissance plus en profondeur avec eux ne jouerait pas toujours en leur faveur. Mieux vaut parfois rester en surface.

70 commentaires:

Anonyme a dit…

Mais qu'avez-vous Nescio ? Vous aussi jalousez les audacieux ou ceux dont le physique avantageux... avantage ? "Faire connaissance plus en profondeur" : c'est presqu'un lapsus, non ?

Bertha Grosz

nescio a dit…

Ou avez-vous lu que je parlais d'audacieux et de physiques avantageux? Je n'ai évoqué que le conformisme et l'absence de profondeur...

Anonyme a dit…

Remarquez, je suis comme vous : la bise, c'est trop ou pas assez.
BG

Yvonnic a dit…

Pour la bise industrielle, j'aime pas. On achète de la convivialité bon marché. J'embrasse pas et c'est mal vu. Pas sympa, distant...
Il y aurait beaucoup à dire sur les marques extérieures de "convivialité" (Détestable expression).

Mais ça me donne plutôt envie de réagir sur la clope. Chez nous ça se traduit plutôt par le regard réprobateur de l'élu, accompagné d'un "tiens, vous fumez, vous ?" qui en dit long. Avant on fumait au boulot, dans la salle de repos, voire le soir après le dernier lecteur. Ah la clope de 18h ! Un bonheur. Et personne n'était censé le savoir. Fini. On sort devant la porte, on s'exhibe, qu'il pleuve ou qu'il vente. On est là comme des putes qui attendent le client, les gens passent, des lecteurs aussi, et nous regardent bizarrement.

Je vais faire dans la carte postale humaniste, mais tant pis. J'avais repéré un article dans Libé qui s'appelait "la dernière cigarette du retraité". Je vous la raconte. Camille - le journal ne donne que son prénom - avait 85 ans et vivait tranquillement sa vieilesse dans un petit hameau de la Creuse.Après la retraite, sa vie s'était organisée d'elle-mème, la chasse à l'automne, la pêche au printemps,l'accordéon et puis les visites. Y avait souvent du passage chez Camille. Assieds-toi, tu vas boire un canon...Pour faire ses courses avec sa vieille Motobécane, il avait dû s'acheter un casque. Déja, ça il s'en serait bien passé. Il le mettait quand il allait en ville, à cause des gendarmes. Il avait du mal aussi avec les médicaments dont le nombre augmentait sans cesse. Regarde ce qu'ils me font avaler, disait-il, où est-ce qu'on est parti! Quand son médecin de famille lui a conseillé d'arrêter de fumer les dix cigarettes qu'il roulait amoureusement chaque jour, la coupe a débordé. Ah bon, ça aussi, ça m'est interdit ? Au bout de quelques semaines, n'ayant plus le coeur à rien, il s'est jeté dans le puits, juste devant sa maison.

Une société qui produit ça...

Yvonnic, Métastases & associés

nescio a dit…

D'un autre côté, à 85 ans, j'espère avoir assez de caractère pour envoyer paître mon toubib...
Et je suis d'accord avec toi pour ce qui est de la stigmatisation des fumeurs...je ne fume pas, ma femme et mes enfants non plus...mais nous avons toujours un ou deux cendriers à la maison...

Anonyme a dit…

Vous baissez Yvonnic. Je n'ai pas lu l'article dont vous parlez (d'ailleurs, je ne lis aucun journal de droite, pas même "L'humanité"), mais ça refoule le misérabilisme et les bons sentiments à plein nez. Elle a bon dos, la "société". Puisqu'on est entre collègues, je me permets un conseil de lecture (plutôt qu'un long commentaire) : lisez "Les naufragés" de Patrick Delercq, au sujet des clochards de Paris. C'est un livre magnifique, intelligent et qui, entre autres qualités, parvient à faire la part des choses entre ce qui relève du social et ce qui exprime les inclinations intimes - toutes ces "choses" obscures qui font la matière des médecines de l'âme. Au cours de cette lecture passionnante, on abandonne la posture compationnelle (si toutefois on y sacrifiait au départ) pour l'exigence de compréhension. Et on passe de la pitié à l'empathie distante.
BG

Anonyme a dit…

Oui, il faut dépassionner le débat, le déshumaniser.

D'abord, on se suicide pas comme ça, juste parce qu'on ne peut plus fumer. Le Papy avait certainement d'autres problèmes et la clope a été la goutte de vase qui a fait déborder l'eau. D'ailleurs, à son âge, il a dû estimer qu'il avait fait le tour. Mieux vaut la mort que la nostalgie : la mort est toujours neuve. Mourir c'est se renouveler, changer de genre.

Remarquez, ç'aurait pu se passer autrement. Imaginez qu'une bibliothécaire soit venue lui raconter des histoires débiles. Le papy explose un câble : "Crénom, j'ai vu deux guerres, bossé en usine, fait deux cons de gosses, marié une moche, gâché ma vie et tout ça pour ça..." Sur ce, il sort son fusil et c'est Fort Chabrol. Oooh, tout ça à cause du joli petit lapin rose...

Sinon, pour "gratter le sujet" initial, j'ai horreur des contacts physiques. Moi, je suis pour la guerre propre. J'appuie sur un bouton dans mon bunker et tout le monde meurt.

Zut, comment je fais pour aller chercher des clopes maintenant?

Zorno le Momo

Anonyme a dit…
Ce commentaire a été supprimé par un administrateur du blog.
Yvonnic a dit…

Ras le bol des "vous baissez Yvonnic" et autres constats si je n'ai pas fait mon quota de jeux de mots vaseux ou si je m'attache à faire partager des anecdotes qui me touchent! Je ne suis pas le clown de service pour le délassement des cyniques de tout poil ! Qui passe son temps ici à "adopter des postures" (anti-humanistes, nihilistes, pseudo-révolutionnaires, anti-tout, scato etc..) au point d'en être tellement prisonnier que laisser filtrer le moindre sentiment leur fait peur ? Dès qu'on parle d'humanité, on fait dans le bon sentiment, le miserabilisme, le compassionnel. Et on est coupable, en plus !

Qui diffuse de la morale ici, finalement ? Qu'est-ce que c'est que cette censure déguisée, cette moisissure de flétris de l'âme que vous semez partout, créateurs de vide, perpétuels ricaneurs! Vous êtes déja morts, et vous ne le savez pas.

Cette histoire me touche AUSSI pour des raisons personnelles. Et je n'ai pas besoin de lire Declercq pour savoir de quoi on parle. En l'occurence cela n'a rien à voir avec la clochardisation, cassure brutale, visible. Cette histoire est une montée en puissance. Elle nous décrit l'accumulation lente et volontaire du morbide dans l'intime des individus,au travers du quotidien, du banal, du "pas grave",des mille et une règles du jeu des sociétés policées, jusqu'à ce qu'effectivement il suffise alors d'un "pas grave" de plus pour que tout bascule. Parfois un mot suffira. Notre envie de vivre tient de plus en plus à des poussières qu'un coup de torchon "correct" peut disperser à tous vents.

Et puis ça veut dire quoi cette monstruosité :"à son âge, il a du estimer qu'il avait fait le tour" ?

Vous n'avez pas de puits, monsieur Zorn,vous qui avez fait le tour des choses ?

Yvonnic, coup de fatigue

Anonyme a dit…

"Coup de fatigue" ou andropause ?

Anonyme a dit…

@Yvonnic Grand Elu Chevalier Kadosch, Prince du Tabernacle et Patriarche Noachite (ouf!)

Parler de posture ne me gêne pas. De toute façon, je ne crois pas à l'authenticité en général. La notion de nature m'horripile aussi. Au chant du rossignol, je préférerais toujours celui d'une boîte à musique. D'autre part, il faut savoir être superficiel par profondeur.

Quant à l'anti-humanisme, c'est un courant philosophique très, très intéressant. L'Homme n'est qu'un pli dans notre savoir et il commence à se défaire lentement, à s'éroder comme une figure dessinée sur le sable. D'ailleurs, quand on voit le faciès d'Eric-Emmanuel Schmitt, comment oser se dire humaniste? C'est tellement visqueux.

Tenez, les Droits de l'Homme, quel beau prétexte pour aller faire la guerre tout en diabolisant l'ennemi - forcément un monstre absolu puisqu'il ne connaît pas nos droits de l'Homme. Et quand en plus, on sait que nos démocraties occidentales forment et exportent des tortionnaires, cf. Aussaresses... on a le droit de se poser des questions sur ce fameux humanisme. Par ailleurs, les camps de concentration, la chambre à gaz sont, à l'origine, des inventions de démocraties occidentales... et pas allemandes, mais anglo-saxonnes.

D'autre part, je m'étonne qu'un libre-penseur de votre trempe s'offusque du droit de chacun à disposer de sa vie et de sa mort comme il l'entend. Votre octogénaire a trouvé que sa vie n'allait plus assez vite, qu'il fallait la redresser. A mon sens, c'est une mort honorable.

Et vous parlez de censure! Non mais, qui vous censure ici? Ne renversez pas les rôles. L'autre jour, vous m'avez fait un caca nerveux au simple nom d'Alain De Benoist et j'attends encore de vrais arguments. Les vrais censeurs aujourd'hui, ce sont les humanistes et vous voyez très bien ce que je veux dire!

Zorn à nous les petites Gothiques

Yvonnic a dit…

@Anonyme, Bruno, Jennifer,BG, JPH et al.(et si c'est pas ça, on s'en fout)

L'andropause, bien sûr, connard. Et puis ça te fait tellement plaisir !

Qu'est-ce que l'andropause, un peu de culture pour les jeunes:

La cinquantaine est l’époque où on commence à regarder la chronique nécrologique du journal ; on y remarque de plus en plus les avis de décès de parents, d’oncles, de tantes, de confrères de classes, d’amis d’enfance. Cela nous amène à penser que la vie a une fin et qu’on n’a pas réalisé tous nos rêves; Eliminer la racaille managériale par exemple, du directeur de supérette au contractuel performer,en passant par beaucoup d'autres parasites. l’angoisse qui en résulte pourra pousser certains hommes à redoubler d’ardeur pour remplir le mandat fixé à vingt ans. C'est mon cas. Je redouble d'ardeur, et ça peut me rendre mauvais, impatient. Je me radicalise. Je ne supporte plus, ma patience part en confettis. Et en plus, quand je te lis, je bande mou. ça m'a toujours fait ça les petits commerçants.

Tu veux vérifier ma prostate ? Un petit toucher rectal, docteur ? Attention à mes hémorroïdes en passant, merci.

Et en plus, tu vas rigoler, je suis petitement monté. A l'école on m'appelait queue de cerise et grains de millet. T'es content ?

@Zorn
"s'offusque du droit de chacun à disposer de sa vie et de sa mort comme il l'entend." Mais il a RIEN COMPRIS, le nazillon de burlingue! Je m'offusque du droit que la société se donne de mener au désespoir des gens qui ne demandaient rien, et des moyens qu'elle se donne pour cela. Des moyens propres, médecins, police, intellectuels, morale collective.
Et après, on a droit au petit couplet individualiste bien-pensant chantonnant la liberté de chacun d'en finir quand il le souhaite !Trop facile.

La liberté individuelle est un des concepts les plus dévalués et traficotés actuellement. Il sert à justifier le contraire de ce qu'il signifie.

On assiste à une individualisation de la société (pas individualisme, nuance), ce qui la mène au suicide collectif. Cette individualisation passe par le contraire du respect des libertés individuelles. Exemple, parce que je suis bon : quand on demande à de jeunes salariés ce qu'ils feraient s'ils avaient le choix (qu'on va bientôt leur donner de toutes façons) entre cotiser (pour leurs vieux) ou garder l'intégralité de leur salaire et s'assurer perso, ils choisissent à 80% la deuxième solution. Commentaire des politicards : respect de la liberté individuelle, prise de risque, bravo les petits. La réalité : individualisation de la société, écroulement des systèmes solidaires. (Attali aurait rajouté fin de la civilisation actuelle.)La liberté des individus n'a de sens que dans un système solidaire.

C'est comme ces managers qui sous prétexte d'offrir une "chance" (une chance de quoi?) à quelqu'un, le mettent en situation d'échec programmé, et leur proposent ensuite d'un ton navré, après un "bilan de compétences" un poste "plus adapté" à leurs capacités ! On s'excuse, mais vous n'êtes plus bon qu'à crever. J'en connais. Tombé dans l'alcool, chacun son truc. Tellement dévalués à leurs propres yeux qu'il ne leur reste plus grand chose.

Je ne sais plus quel surréaliste avait inventé une gamme de fringues où tout se boutonnait par derrière. Pour qu'on ait besoin de l'autre tout le temps.

Quelquefois, je me demande si vous sortez assez de chez vous, qui vous croisez ? Uniquement des gens comme vous sans doute, ça expliquerait beaucoup de choses. L'authenticité vous parait suspecte ? Pas étonnant, si vous la rencontriez au coin du bois, l'authenticité, elle risquerait de vous déstabiliser un peu. Aère ton bureau coco, et au lieu de cracher sur tes lecteurs ou tes collègues, enlève tes lunettes à cimetière et regarde-les un peu. Juste un peu. T'as peur ? Peur de rien voir ?

C'est pour ça aussi, mais je crois l'avoir déja dit quelque part, que je me suis arrêté sur ce blog. Parce qu'il était plein d'histoires d'humanité, racontées avec pudeur, des trucs de vrais gens.

Et raconte pas d'histoires sur De Benoist, j'ai pas fait de caca nerveux (je laisse le caca aux spécialistes) et je t'ai répondu largement, ce qui n'a jamais été ton cas.

Yvonnic, Air Wick, Open the door et papier d'Arménie.

Anonyme a dit…

Et puis, libre à vous de me critiquer ou de me tourner en dérision si vous le souhaitez, cf. zornibus, zornette, etc. En revanche, vous, parce que vous parlez de sentiments, on devrait tout arrêter et déposer les armes.

Z.

Anonyme a dit…

@Yvonnic fait de la résistance

Désolé pour le télescopage de commentaires. Les lecteurs n'auront qu'à suivre.

"Nazillon de burlingue". J'adore, hi hi... Mais où allez-vous les chercher? Quelle imagination fertile!

Oui, oui, j'avais bien compris votre dénonciation de la société et de l'individualisme. C'était juste pour titiller votre fibre laïque. Remarquez : la pensée Traditionnelle (Guénon, par exemple) formule des critiques assez semblables.

Oui, oui, j'ai une vie sociale. Heureusement! Et figurez-vous que je discute souvent avec des gens de gauche, ainsi qu'avec des personnes originaires d'autres pays.

Cela dit, la cinquantaine, c'est pas si grave, hein. Faut pas vous mettre dans des états pareils. Ca pourrait être pire, vous pourriez être belge.

Z.

Nekita a dit…

A bin foin de chamailleries, moi je voudrais revenir sur la bisouille à tout va.

Impossible à la bib quant on rencontre un collègue de ne pas le bisouiller.

Chais pas vous, mais la bise pour moi, c'est pour mes proches, mon gamin, mon homme, mes parents mes... vous aurez compris.

Quant à bisouiller Untel de l'informatique ou Untelle de la section J, bin nan, chuis formellement contre.
On ne galvaude pas la bise du matin (ou la bise tout court d'ailleurs).

Manquerait plus que je bise mon chef, tiens ! (bêêêêêêrk)
Déjà qu'il me dit plus bonjour... (et curieux... ça m'embête vachement si si vous me croyez pas ? :-))))))

nekita

Yvonnic a dit…

@Zorn
Bravo pour la référence à Guénon. C'est le plus grand sur Orient-Occident (après Malraux). Dommage qu'il ait rompu si brutalement avec les thèses réincarnationnistes, les spirites et la tradition occultiste. Surtout pour de bêtes questions de personnes. Il serait peut-être plus connu aujourd'hui en occident. C'était un bon vecteur pour son message. Dommage de refermer des portes à ce point.

Mais tout ça ne m'empèchera pas de placer une goutte de sentiments dans nos coupes fielleuses, de temps en temps, au gré des billets nesciens.

Je ne cesserai de vous nazifier que quand vous cesserez de pisser sur l'humanisme. Le vrai,l'acte. Car je reconnais qu'il est plus facile de professer en paroles un humanisme de bon aloi, que de rendre service à son voisin de palier.

Nous sommes tous des quinquagénaires belges prostatiques, ce qui est quand mème plus rigolo que d'être tous des juifs allemands.

Yvonnic, Valium et Lexomil

Yvonnic a dit…

@nekita.
t'as raison. Comme je le disais, j'ai l'impression qu'on nous "achète", avec ce bisouillage formaté. Et tu le dis bien aussi,("on ne galvaude pas la bise"),on banalise totalement le bisou, on le vide de son sens d'acte de tendresse. On en fait une poignée de main avec bonus. Déja que la poignée de main et le "bonjour" veulent plus dire grand-chose.

Il y a beaucoup d'autres trucs qui tournent autour de tout ça : le tutoiement automatique, surtout quand il vient de la hierarchie, l'invitation à bouffer d'un mec que tu connais pas depuis deux jours, et toutes sortes de gestuelles et de rituels "conviviaux" qui, personnellement, me donnent surtout envie de déguerpir. Comme les méridionnaux qui t'abreuvent de pastis et de claques dans le dos.

Tu veux pas bisouiller ton chef parce qu'il est chef ou parce qu'il est dégoûtant, ou les deux ?

Des familiarités finalement. C'est le seul mot juste que je vois pour qualifier ça. Pour arriver à quoi ? A une convivialité ? Je crois plutôt à des prises de pouvoir sur les autres, souvent inconscientes.

En tous cas, on ne brûle pas les étapes relationnelles comme ça,impunément.

Sauf sur les blogs, bien sûr, où on peut se chier dessus à longueur d'année sans que ça porte à conséquences.

Yvonnic,redingote et chapeau claque

PS. T'es obligée de parler et d'écrire comme une débile, ou y a quelqu'un qui te menace avec un flingue ?

Anonyme a dit…

Ca va mieux, Yvonnic ?
Jennifer L., the only one.

Anonyme a dit…

@Yvonnic le spirite

Guénon avait un côté arriviste. On peut comprendre : c'était un frère. Il n'empêche : "Le Règne de la quantité et les signes des temps" reste un classique. Cela dit, j'aime bien aussi Julius Evola... juste pour vous faire grimper au plafond.

Quant à l'anti-humanisme, il a été professé par une kyrielle de gens plutôt classés à gauche, vous savez. Michel Foucault, Gilles Deleuze, Sartre par moments, Louis Althusser, etc. Il y a même un anti-humanisme chez Marx ou chez des anarchistes libertaires comme Stirner.

D'ailleurs, vous avez très bien compris à quoi je fais référence quand je parle d'humanisme. Cela dit, continuez à me nazeboliser, ça m'amuse beaucoup.

Quant à la bise aux collègues... on n'embrasse pas les professionnelles, c'est bien connu.

Zorn Forces Occultes

Sophie a dit…

j'avoue hésiter de plus en plus à laisser des commentaires, car je suis quasiment sure d'être conspuée et traitée de concierge embigoudée par des quinquagénaires belges intolérants et mysogines.
Mais j'avais envie de dire à Nescio que non il n'était pas le seul à être "has been", moi aussi je ne goûte guère la bise quasi obligatoire des collègues et que 6 ans après on continue à me regarder bizarrement parce que le matin je dis bonjour certes, mais je n'embrasse pas.
J'ai passé le message aussi à mes enfants : si tu ne veux pas que Madame qui a un gros bouton plein de poil sur le menton et qui ressemble à une sorcière ne t'embrasse et te bave dessus, empresse-toi de lui tendre la main ! rassurez-vous donc la relève est assurée.

Anonyme a dit…

"je suis quasiment sure d'être conspuée et traitée de concierge embigoudée par des quinquagénaires belges intolérants et mysogines."
Non, non, je vous assure qu'il n'y a pas que les Belges à le faire.
JL

nescio a dit…

@Sophie : effectivement, je pense que le dernier à avoir tenté de vous allumer n'était pas belge...et vous savez bien que pour ma part vous êtes la bienvenue en ces lieux d'opinions et de langage très divers!

Anonyme a dit…

On peut avoir mille et une raisons de ne pas "bisouiller" à tout va. (Dailleurs, à lire les réactions, j'ai l'impression que personne ne le fait, c'est étrange. C'est comme les racistes, quand on en cherche un dans la rue on n'en trouve jamais...). Mais la plus mauvaise raison me semble être le physique des gens, physique dont ils ne sont pas (toujours) responsables.

Apprendre à son gamin qu'il ne faut pas embrasser des gens laids simplement parce qu'ils sont laids me parait tout bonnement épouvantable !

Comme quoi, il n'y a pas besoin de faire dans la haute philosophie comme certains sur ce blog. Mème à travers les propos les plus anodins, chacun se révèle finalement tel qu'il est...

Sophie a dit…

@anonyme : oui, j'aurais aussi pu prendre en exemple : le monsieur dont les restes du dernier repas sont encore présents dans sa barbe et qui s'approche de vous pour vous embrassez, comme ça vous auriez eu un peu plus de matière, vous m'auriez reproché quoi cette fois ?
Pourquoi les enfants n'auraient-ils pas le droit au même titre que les adultes d'avoir le choix d'embrasser ou pas ?

nescio a dit…

@anonyme : "Dailleurs, à lire les réactions, j'ai l'impression que personne ne le fait, c'est étrange. C'est comme les racistes, quand on en cherche un dans la rue on n'en trouve jamais..."...oui, et, juste en passant, e signale que mon billet ne parle que de la manière de saluer une femme lorsqu'on me la présente pour la première fois...et non pas de la manière dont je salue mes collègues 'habituelles'...
"Apprendre à son gamin qu'il ne faut pas embrasser des gens laids simplement parce qu'ils sont laids me parait tout bonnement épouvantable !" : nous sommes d'accord...et l'inverse tout autant...ça me rappelle un gamin qui ne voulait pas embrasser sa tante : "elle pique marraine!"...et c'était vrai!

Yvonnic a dit…

Je ne pense pas que le fond de la réaction d'Anonyme soit la question de la bise ou pas, ni de la liberté ou pas pour un enfant d'embrasser qui il veut (Ah, comme on sait bien brandir l'étendard de la Liberté Individuelle, quand on en a besoin !). Il s'agit bien d"éducation et de ce que NOUS désignons à nos enfants comme aimable ou pas, comme beau ou comme laid. Et comment nous leur apprenons à assimiler l'aspect extérieur d'un individu à ce qu'il est réellement. Nos histoires de sorcières, illustrées de personnages aux nez et doigts crochus (reprises dailleurs par la propagande nazie antijuive "sachez reconnaître un juif") véhiculent toujours beaucoup plus que nous le voudrions, nous le savons tous.

L'éducation consisterait plutôt à expliquer que la dame qui ressemble à une sorcière n'en est pas une. Le problème c'est que le faciès pustuleux de la dame en question NOUS dégôute aussi, nous, adultes. Non mon chéri tu n'es pas obligé d'embrasser ta tante qui pique, mais elle t'aime bien pourtant, et ça lui ferait plaisir. (voix off) T'as raison mon biquet, nous non plus on peut pas la sentir cette vieille peau à verrues...

Le problème c'est que les enfants, ils entendent aussi les voix off. Surtout mème.

Les mongoliens, ils sont assez laids et ils bavent souvent, les paraplégiques aussi. Et la vieille dame qui crève dans son mouroir à canicule, elle est souvent plutôt moche et elle sent le pipi. On fait quoi ?

Quand j'ai débuté, il y avait une petite fille dans les 4-5 ans qui se pointait tous les mercredis matin et se jetait sur moi pour un bisou. Sa maman trouvait ça adorable. "Ah, elle vous aime bien, vous savez...". Non, je savais pas, je constatais. Le problème c'est que la gamine arborait un minois confiture-miettes-morve façon art concret, que je ne supportais pas. La morve, j'ai jamais pu, on est comme on est. Eh bien je n'ai jamais osé lui faire défaut, elle n'aurait pas compris.
Certains me diront, retournant l'argument éducatif, que justement c'était peut-être l'occasion de lui faire comprendre qu'avant de faire un bisou on essaie d'être propre. Peut-être. Je suppose que je n'ai pas eu le courage non plus de le faire comprendre à sa mère...

Notre société valorise déja assez le beau, le jeune, le lisse, le propre, le désinfectant, le tue-bactéries, l'anti-rides. N'en rajoutons pas. Et puis le môme, il voit bien que sa maman passe son temps devant la glace à "chasser les impuretés", à camoufler ses points noirs et ses ridules à coup de crèmes de jour. Il en tire les conclusions qu'il peut, le môme. On appelle ça de l'imprégnation.

Il ne s'agit pas d'obliger un enfant à embrasser non plus, évidemment.

Quand on était gamins, je suppose qu'on a tous pleurniché pour ne surtout pas aller faire la bise à un Père Noèl de supermarché. Qui au fond, avait tout du physique de l'ogre. Et les mamans-menace : si tu n'y vas pas, il ne saura pas quoi t'apporter pour Noel... Alors on y allait d'un bisou tremblant sur la barbe synthétique, on lui marmonnait nos désirs secrets à l'oreille, et on repartait avec une poignée de bonbons acidulés.

Bon c'est vrai que si on m'avait expliqué que ce n'était pas le vrai Père Noel, je ne suis pas sûr que ça aurait changé grand-chose.

Tout ça est bien compliqué. Il faudrait pouvoir se souvenir de tout. Nos élans de quand on était petit. Nos peurs, nos rejets, tout ça.

Tendresses, embrasse bien Tata pour moi (ça m'évitera de le faire)

Yvonnic, Frankenstein

On préfère les mots, de peur du sens que peut prendre notre geste.

PS; Je m'aperçois que j'ai oublié de dire un truc pas gentil à Sophie. Pas grave, elle va bien trouver quelque chose. Les victimes trouveraient un fouet dans une poubelle vide.

nescio a dit…

"Le problème c'est que les enfants, ils entendent aussi les voix off. Surtout mème." : très juste et joliment dit...si on fait un peu attention, c'est qqch d'assez frappant, surtout avec ses propres enfants...

Anonyme a dit…

Un jour, après une heure du con(te), un trisomique a voulu me faire la bise. Il bavait et louchait atrocement.

- Ecoute Jérôme, on est grand alors on va se serrer la main comme des grands, d'accord.

Qu'on soit Mongol, Latin ou Germain, restons courtois.

Zorn ? Présent !

Yvonnic a dit…

Chevalier (teutonnique) Zorn, si je fais semblant de te prendre au premier degré, force m'est de constater que tu accèdes enfin à la grandeur, au sublime, à l'humain. J'ai peur malheureusement que ce soit encore du 2° degré. Scout toujours.

Plus sérieusement, mais ça nous emmènerait trop loin du sujet (ce qui n'est pas un problème sur ce blog délicieusement gothique), il se pose une question bien particulière qui est celle du besoin de contact physique, et tout particulièrement oral. Pour un trisomique, ta poignée de mains "adulte" (et virile, t'aurais dit quoi à UNE trisomique ?) ne peut remplacer le bisou réclamé. Tu le fais entrer dans un monde qui ne correspond pas à son besoin immédiat. C'est une distance. Il veut une proximité et une appropriation de ta personne. Cannibalisme affectif. Reconnaissance de sa différence ? Le trisomique sait bien qu'il n'est pas comme les autres. Essaies de lui prouver que ça n'est pas un problème...et tu rencontreras les tiens, de problèmes.

Non, décidément, on peut tourner la question dans tous les sens, il y a bien une question plus générale du contact physique dans nos sociétés.Et qui s'amplifie.Et je ne joue pas les moralistes , car cette question me fait aussi problème personnellement.

Et de la tendresse. Surtout quand elle rejoint la compassion (eh oui...)

Est-ce que ce n'est pas parce que je suis moche et que je le sais que j'ai davantage besoin que d'autres du bisou qui me permettra de continuer à exister ? On m'embrasse encore, donc tout n'est pas perdu...

Je vais terminer par ce que d'aucuns jugeront être une horreur, mais qu'importent les fâcheux. Nous connaissons tous l'histoire de l'infirmière compatissante qui, face à un vieillard en phase terminale, se laisse aller à une ultime branlette au mourant. On en a ricané de ce genre d'histoire et de ses variantes.

Et pourtant...

Yvonnic, peace and love

Anonyme a dit…

Yvonnic. Autre hypothèse au sujet de votre anecdote infirmière : plutôt que de compassion (passion con ?), ne serait-on pas en présence d'un cas de gérontophilie ?

Anonyme a dit…

... ne serait-ce pas plutôt un signe pénal pénien ? (Blague d'initié)

Non, sérieusement, Yvonnic, vous trouvez que "Les Yeux ouverts" est un blog gothique ?!

Cette fois, vous avez fumé la moquette ou quoi ?

Zorn

Yvonnic a dit…

Un blog est ce que les gens en font. C'est comme les pissotières, après que j'y sois passé elles deviennent des monuments. Simple.
Alors, gothique (et égotique), oui, d'une certaine façon. Architecturalement ce blog me fait beaucoup penser, outre à la Foire du Trône, à ces monuments religieux qui mélangent la fin du roman et le début du gothique, puis n'ont cessé d'absorber comme des éponges tous les styles, jusqu'à Viollet le Duc. Ce qui donne parfois des infâmies qui me font l'impression d'un gros gâteau de mariage, une piece montée pleine de dorure chantillesque. Ce qui fait dailleurs un mélange baroque. Donc à chier. Le baroque c'est le mensonge, c'est insupportable.

Quand aux piliers de basilique, que vous êtes, (et qui supportent la voûte, que je suis) vous tenez un peu de tout ça aussi.

Allons à la pêche, vermisseaux, un petit tour de manège, y en aura pour tout le monde les parents les enfants les grands-mères, roulez jeunesse, des sensations de la vitesse, attrapez la queue du mickey au passage dès que vous vous reconnaissez :

Le mouvement gothique est avant tout un mouvement philosophique, (la philosophie a précédé l'architecture, mais si, on n'a pas fait du gothique simplement parce qu'on avait marre du roman, ça se saurait) et non pas ces conneries musicales ou vestimentaires de boutonneux à anneaux dont on nous abreuve actuellement. Il y a eu un romantisme gothique en littérature,(l'idéal romantique, ça va loin, en Allemagne par exemple. Hitler était un romantique. Si. Vous marrez pas), et il en reste beaucoup de traces. Par exemple concernant l'aspect sentimental, les gothiques sont en général très attirés par tout ce qui touche au romantisme. Et une chose en entrainant une autre ,on peut également remarquer qu'en plus de se passionner pour l' aspect romantique de la vie, (l'inattendu, qui t'attend au coin de la rue, c'est quoi, bande de comiques, sinon la quintessence de l'idéal romantique ?),la plupart des "gothiques" actuels sont des passionnés d'occultisme, et d'une façon générale des fans de choses inexpliquées et inexplicables. La soif d'inattendu t'amène à l'inexplicable,(on pouvait s'y attendre, hi hi). Certes, on ne touche pas au religieux (enlève ta main de là, gros cochon), et la plupart des gothiques sont plutôt athées, voire agnostiques. Mais il ne leur déplait pas d'aller folâtrer du côté du satanisme. Et des cimetières. Tiens ça me rappelle une phrase du surréaliste Xavier Forneret, que j'adore : "J'ai vu une boite aux lettres sur un cimetière ".
Bon, je disais quoi. Rien ? Tant pis. Alors, vous ne trouvez pas votre bonheur là-dedans ?
Vous ne trouvez pas qu'on fait un peu touristes en visite dans les catacombes quelquefois, ou quête du Graal, Don Quichotte en mobylette, ou derviches tourneurs à la limite ?

Non ? Bon, je n'insiste pas.

Moi en tous cas je suis un baba gothique flamboyant. Et je marche AU muscadet et SUR la moquette. Ou les deux si j'ai renversé le muscadet sur la moquette.

Yvonnic, fin de règne

Anonyme a dit…

Restons dans le sujet papouilles...

Comment appelle-t-on une gothique qui pratique la fellation ?

Une pompe funèbre.

Zorn Heidegger

Anonyme a dit…

"...une piece montée pleine de dorure chantillesque. Ce qui fait dailleurs un mélange baroque. Donc à chier. Le baroque c'est le mensonge, c'est insupportable." Moi, pourtant, je les aime bien vos messages débridés.
JL

nescio a dit…

"Ce qui fait dailleurs un mélange baroque. Donc à chier. Le baroque c'est le mensonge, c'est insupportable."...dis donc Yvonnic, c'est le moment où je suis sensé me vexer?

Yvonnic a dit…

Non, maître. Là j'étais franchement parti dans l'architecture. Ou parti tout court dailleurs, je ne sais pas. Non, je pense que ton action architecturale s'apparenterait plutôt à la visite de la commission de sécurité, ou du Patrimoine National, qui vient vérifier si ça tient encore debout. Et c'est le cas. (Je me demande si ce que je dis là n'est pas encore plus vexant...on ne sait plus quoi dire, à force.C'est le prix du délire verbal à haute dose et à fort degré d'alcool, je suppose.)

On devrait pouvoir répondre "nescio" . Je viens d'apprendre, par Google que Nescio, de son vrai nom Jan Hendrik Frederik Grönloh est un écrivain des Pays-Bas (1882-1961)dont le nom de plume signifie « je ne sais pas » en latin. "Nomen Nescio" signifie donc “J'ignore le nom”.C'est interessant tout ça. Un peu loin des Nit's mais plus près des blogs.

En tous cas c'est une formule que nous aurions parfois interêt à utiliser davantage dans nos échanges "débridés", moi surtout.

@Heidegger
Elle est très bonne, mais pas facile à replacer dans une soirée ou au boulot. Je vais tenter le coup, je te raconterai

Dans le genre vaseux-morbide, y a aussi: Que faut t'il faire pour faire descendre un gothique d'un arbre ?
Couper la corde...

Et ça aussi : quel est le point commun entre un gothique et un Mon Chéri ?
c'est noir à l'extérieur et plein d'alcool à l'intérieur

Yvonnic, farces et attrapes

PS. Non, sans déconner, ma blague préférée depuis 30 ans au moins, et je marre encore quand je la raconte en milieu chic, à cause de la gueule des gens, c'est une devinette : Quelle différence y a t'il entre un trou du cul et une pastille de menthe ?
Réponse : le gout!

Et j'ajoute en général avec un air dégouté, Bon, puisque vous savez pas, c'est pas la peine de m'offrir des bonbons...

Oui, je sais, c'est très très pauvre, mais bon....

Yvonnic, tempête tropicale

Anonyme a dit…

Nescio : Prenez les propos d'Y. pour un compliment. VOus ne voudriez tout de même pas que votre blog ressemblât à ceux (pitoyables) tenus par les autres bibliothécaires, quand même ?
Et une pour la collec' d'Y., une ! :
La différence entre une vulve et une pizza ? La pizza, on peut la choisir sans champignons.
Jen Lob

Anonyme a dit…

Yvonnic, n'hésitez pas à la replacer lors des agapes. Celle avec la corde, je la connaissais, mais... pas avec un Gothique.

D'ailleurs, que se passe-t-il quand une gothopouffe veut se pendre à un arbre.

Rien, la branche casse.

En fait, les gothiques sont les seuls corbeaux trop gros pour voler.

Zorn Supérieur Inconnu

Yvonnic a dit…

Merci à tous pour la collec (surtout la vulve aux champignons, j'adore!), mais n'en jetez plus, la cour est pleine ! Après, Nescio va être obligé de faire sa Sophie pour tout nettoyer, et c'est encore moi qui vais prendre !

J'ai un philosophe dans mon équipe (mais c'est un timide, il ose pas venir ici) qui m'en a balancé une tantôt, genre interrogation de philo : la femme, est-ce que c'est un trou avec du poil autour ou plutôt du poil avec un trou au milieu ? Il parait que c'est une vraie question.

Enfin, bon, moi je dis ça, c'est pour remonter le niveau...

Yvonnic, blogueur blagueur portugais

Anonyme a dit…

Jeune, une caverne fleurie.
Vieille, un dragon en sort.

(F. Nietzsche, in. "Par-delà le bien et le mal")

Zorn Pour la liberté de nos prisonniers

nescio a dit…

@Yvonnic : je ne comprends pas tout ce que tu dis ce coup-ci j'avoue, mais j'apprends avec plaisir que tu écris parfois sous l'influence de substances non-encore prohibées...je remets ma grosse crise de vexation à plus tard donc, d'autant que j'ai moi-même eu une soirée un peu difficile hier...et je savais pour Nescio l'écrivain hollandais (je n'en ai jamais parlé ici et ne l'ai jamais lu...) et pour la signification de son nom en latin (ça figure d'ailleurs en haut à droite quand on ouvre ce blog...)
@tous et pour clôturer cette grivoise parenthèse : je suppose quand même que vous connaissez la différence entre un chalet suisse et un 69?

Yvonnic a dit…

La vue !

Tiens, une qui devrait plaire aux belges francophones :Pourquoi les Flamands mettent-ils leurs antennes paraboliques dans les caves .
Pour capter les Pays-Bas.

Sophie a dit…

Pour "les bigots de la branchitude" mais peut être vous décrochera-t-elle quand même un sourire :
Comment appelle-ton le sexe de la schtroumpfette ?



La blue-touffe

Anonyme a dit…

Comment appelle-t-on un bibliothécaire en anglais ?

Un loser.

Zorn

Anonyme a dit…

Sophie, on avait dit : pas de blagues de cour de récré.
El Anonimo

Anonyme a dit…

Hé, j'ai trouvé l'endroit où Yvonnic trouve toutes ses blagues.

Perso, j'aime beaucoup celle du pendu.

http://www.hiram.be/Des-blagues-maconniques-illustrees_a1386.html

Zorn Rassemblement Alsace-Wallonie

Yvonnic a dit…

Sophie : Et en plus le chef avait dit "pour clôturer cette grivoise parenthèse". C'est pas bien madame Sophie ! C'est que c'est un blog propre ici, malgré les apparences. Les cochoncetés ne se font qu'entre parenthèses.

Yvonnic, La Semaine de Suzette

@Zorn, le Ravachol des chaumières. Je ne connaissais pas ce site. Je viens d'y aller. C'est une horreur ce truc ! J'ai foncé à la rubrique "Tags anti-maçonniques" (il y en a quand mème 122 )et j'ai l'impression qu'ils sont choisis parmi les plus extrèmes, de façon à constituer une propagande détournée. Quant à leurs dessins d'humour...

Je rends ma robe à la Loge dès demain!

Yvonnic, prêtre défroqué

Anonyme a dit…

Une horreur, n'exagérez pas. Ce blog est tenu par un de vos frères, je vous signale. Ensuite, le dessin du pendu est excellent...

Mais dites-moi Yvonnic, vous devenez bien grincheux tout d'un coup. Quand il s'agit de rigoler de la religion des autres, les frères sont plus détendus, pas vrai ?

Vous vous souvenez de la devise de Taxil? Exterminons-les par le rire.

Zorn Réunion Radicale

Yvonnic a dit…

Mon pauvre Zorn, ça devient vraiment ridicule cette façon de faire semblant de croire et de faire croire que je suis franc-maçon, ou ne serait-ce que mentalement apparenté à tout cela. Une fois pour toutes je n'adhère à rien. Il n'y a que les moules qui adhèrent, c'est bien connu. L'adhésion est faite pour les mollusques et les pneus. Qui ne pourraient vivre sans cela.

Le fait d'être libre penseur sur le plan religieux est une liberté très courante, qu'il serait stupide d'aliéner aussitôt en tombant dans la pensée inverse. On ne "rigole de la religion des autres", comme vous dites, que si l'on en a soi-mème une à porter en avant. C'est votre cas je suppose.

Les plaintes antiques du Père Dupanloup contre la dechristianisation militante des maçons n'est plus qu'une lointaine
farce, sans objet. Et le radicalisme républicain, désormais dévoyé, de nos humanistes à truelle appartient lui aussi à l'histoire. Tout cela n'a plus le moindre sens aujourd'hui, et vous le savez fort bien. Pourquoi s'accrocher au Mur de Berlin quand il s'est écroulé. Il a l'air malin le mollusque aggripé à son moellon tombé.
Nescio loue parfois votre formidable constance dans l'idée fixe, ce qui donne effectivement une très grande cohérence à vos propos. Moi,votre rectilignisme autoroutier, quand il ne m'amuse plus, m'effraie. Comme les fous, les contrats de mariage et les voyages à l'étranger. Passés les premiers étonnements et le dépaysement facile, tu constates qu'on t'a piqué ton porte-monnaie et que t'as chopé la courante. Et tu déchantes. Derrière Angkor y a un MacDo. Et vient toujours le moment où le cri du muezzin te rappelle fâcheusement les cloches de ton village.

Comme disait Prévert : "Il suivait son idée. C'était une idée fixe, et il était surpris de ne pas avancer."

Une des grandes forces de ce blog, et cela y a été dit largement, c'est que l'on y accorde plus d'importance à ce qui s'y dit, mème si ça ne dit rien, qu'à la signature de celui qui prend la parole. Faisons en sorte, dans la suite logique de cette attitude, de ne pas passer la parole de l'un ou l'autre au crible de son ou ses étiquettes supposées, avant de lui répondre.

Que lors des délires et de la rigolade vous deveniez un Reichsführer de chez Pinder ou un Caserio en Solex et pistolet à eau, et moi le Pape des joyeux Maçons gâcheurs de plâtre, ou un spirite aviné caché dans les jupons mités de Madame Blavatsky, nous nous en accomodons fort bien, l'un et l'autre. Et c'est tant mieux; ça met de l'ambiance comme à la noce à Lulu. Vas-y tonton, enlève ton pantalon...

Citons Guénon, Saint-Augustin ou De Benoist, ou ma concierge, mais ne nous les envoyons pas à la figure comme on dépose en ricanant des excréments canins sur le paillasson du voisin, ou des mines sur les routes exotiques. Je sais, je suis le premier à le faire. Mais contre un mur, on ne choisit pas ses grenades, on lance ce qu'on a.

Au total il y a tellement de barbelés pour arriver jusqu'à vous que je crois bien qu'au fond nous n'avons jamais eu une seule discussion sérieuse. Honte à nous dailleurs, car nous accréditons ainsi l'idée que les blogs ne peuvent pas être le lieu du débat, idée qui conforte certains dans un confortable bloguisme de carte postale de joyeux lurons consensuels.

Il y a du quinze tonnes chez vous,que voulez-vous, et c'est impressionnant. Je ne suis qu'un papillon curieux faiseur de mots et butineur de tout. Ou de rien, selon ce que je trouve.

Mème en remontant loin, je ne me souviens pas d'avoir finalement rencontré un vrai idéologue. J'ai rencontré des cons, des convaincus poussifs, des prétentieux dorés, ces causeurs, des emportés, des empotés, des chiants, des phraseurs, des perroquets, des conseilleurs, des écraseurs, des qu'ont tout lu, des qu'ont tout vu, de grands hermétiques et des petits bouchés, de tout.

Mais une statue de l'île de Pâques comme vous, jamais. Sauf dans les livres.

Ne me prètez plus de frères. Je n'en n'ai jamais eu.

Yvonnic, on the road of Stonehenge

Anonyme a dit…

"Honte à nous dailleurs, car nous accréditons ainsi l'idée que les blogs ne peuvent pas être le lieu du débat, idée qui conforte certains dans un confortable bloguisme de carte postale de joyeux lurons consensuels."
A qui pensez-vous ?

Yvonnic a dit…

Aux mèmes que vous,hypocrite !

Ceci dit, en dehors des contenus gentillets,du langage branché web,maniement des smileys, rituels d'amabilité stéreotypés, propos garantis infroissables, et autres nombreux signes rassurants d'appartenance au mème monde, ils ont deux points communs de plus en plus évidents, logique consensuelle oblige: D'une part, ils ont de plus en plus de mal à faire une place aux anonymes, voire mème aux non-détenteurs de blogs.D'autre part ils se connaissent (nom, lieu de travail, rencontres physiques )de plus en plus.

Donc le monde des blogs se retrécit. Il devient communautaire. La diversité de son discours diminue également. J'ai déja expliqué ça quelque part je crois.

En chasse, anonyme !

Yvonnic, Etoile jaune

Anonyme a dit…

Si vous trouvez, à juste titre d'ailleurs, que les blogs professionnels sont dans leur grande majorité des espaces lénifiants, pourquoi ne pas les nommer ? La dénonciation d'un abus, d''une pratique ne peut pas se concevoir sans une mise en cause directe de ceux qui l'exercent. En d'autres termes, l'hypocrite, c'est vous, qui restez confortablement dans les généralités inoffensives. Il ne faut pas redouter de se faire des ennemis (surtout parmi les pontes du métier) - à moins de craindre pour sa carrière.
Quant à votre signature, "Etoile jaune" : seriez-vous de ces imbéciles qui, en mai 2002, hurlaient "au fascisme" en prenant la pose des résistants ? A cette occasion, j'ai su, moi, me faire des ennemis, en traitant ces cons ignorants comme ils le méritaient. Dois-je vous rappeler que le port de l'étoile impliquait bien d'autres risques que le fait d'être censuré sur des blogs que, par ailleurs, vous trouvez sans intérêt ? La métaphore, pour être évocatrice, doit être pertinente.

Anonyme a dit…

A ma connaissance, "Les Yeux ouverts" est le seul blog de bibliothécaire belge (Wallon?). Il n'existe aucun forum, aucun vrai débat public autour de cette profession.

D'autre part, Nescio se montre très prudent en ne révélant aucun nom de lieux, aucun nom de personne. On peut comprendre. Vu l'ambiance orwellienne qui règne en nos régions, je lui reconnais un certain courage à tenir ce blog, ceci dit sans ironie aucune.

Encore une fois, les tabous se transgressent tout seuls. Le plus intéressant, c'est ce qui n'est pas dit, ce qui est suggéré par certaines absences. L'interdit dessine une image en creux...

Il n'y a pas de psychose paranoïaque : il n'y a que la quête de vérité.

Zorn, Soleil Noir

Anonyme a dit…

@Anonyme : "A cette occasion, j'ai su, moi, me faire des ennemis, en traitant ces cons ignorants comme ils le méritaient."

http://fr.youtube.com/watch?v=xY3jUuFBWIM

Très bonne émission d'Alain Finkielkraut.

Z.

Yvonnic a dit…

Il serait amusant de mettre en parallèle vos propos sur le port de l'étoile jaune et le fait de pousser à la dénonciation publique...

Amusant aussi de voir des anciens combattants (de 2002!, grande date assurément...) porter en sautoir leurs médaille d'ancien combattant de la dénonciation de rue. L'acte de dénonciation comme valorisation d'une souffrance, d'un effort, du risque courageux ? Non merci mon petit. Il y a quarante ans que je gueule,au chaud. Garde tes médailles.

Tu sais ce qu'aurait dit Sartre juste avant de mourir ? "Je me suis complètement planté". Effectivement, grimper sur des bidons pour haranguer les foules prolétaires, postilloner dans La Cause du Peuple, aller serrer la paluche à Castro et débattre en public avec Aron, ça ne l'a pas servi.Il a servi d'étendard à d'autres,c'est tout. Sur la fin, il ne pensait plus, il servait de porte-drapeau. Tout ce qu'il a fait de grand il l'a fait en chaussons et robe de chambre.

Réfuter, critiquer, oui, nommer non. ça finit toujours dans les camps ce genre d'attitude. J'ai critiqué des contenus précis sur des blogs précis, en m'adressant directement à leur propriétaire, pas en les nommant à partir d'autres lieux.

Y compris ce que vous appelez les pontes (Lahary par exemple, car c'est un archétype). Et sur ces gens j'ai écrit ici un propos général sur ce qu'ils représentent (les technocrates), ce qui me parait bien plus interessant que d'aller perpétuellement faire le roquet insultant sur leur blog, comme un certain Bruno (tiens n'en vla des noms pour ton fichier..)

Pisser contre un mur ne l'a jamais fait tomber.

"J'ai su me faire des ennemis (...) ces cons ignorants (...)": On a les ennemis qu'on peut, mon pauvre biquet ! Quitte à se faire des ennemis, autant qu'ils soient respectables en tant que tels. Si ce sont des cons ignorants, je ne vois pas l'intérêt.

Seul contre tous ? chevaleresque mais inutile. Car ceux dont nous parlons sont la majorité, ce qui leur donne une certaine légitimité, celle du nombre. Quoique, comme disait Coluche, ce n'est pas parce qu'ils sont plus nombreux à avoir tort qu'ils ont forcement raison.

Zorn a raison quand il dit " les tabous se transgressent tout seuls. Le plus intéressant, c'est ce qui n'est pas dit, ce qui est suggéré par certaines absences. L'interdit dessine une image en creux..."

Voilà un valeureux ennemi, dont je m'honore.

Puisqu'il cite un monde orwellien, je citerai Orwell " la liberté n'a de sens que parce qu'elle permet de dire à des gens ce qu'ils n'ont pas envie d'entendre". Formidablement et essentiellement basique Orwell.

Mais cela peut se faire n'importe où. Continuer à traiter les cons de cons, pousser les foules à des dénonciations nominatives et évoquer complaisamment son courageux positionnement personnel, c'est gâcher cette liberté, se priver d'aller au fond des choses et tomber dans l'ivresse de la solitude.

Le vrai courage de Nescio c'est effectivement de laisser dire ici ce qui s'y dit, simplement. Les blogs-bonheurs ne peuvent plus se le permettre, cela serait nier leur propre existence. Ces blogs ne sont pas seulement vides de sens, ils ont fait de la vacuité leur sens profond. Ils sont donc bien dans l'air du temps. Et le fait qu'ils se disent "professionnels" (donc à terme représentatifs de l'expression publique d'une profession) doit nous amener à appeler à la vigilance. Et a rappeler que la parole professionnelle pourrait être différente, simplement.

Après la guerre on tondra les blogueurs collabos ? mème pas, mon pauvre ami. Ne vous situez pas dans un combat qui n'existe pas. Et puis n'oubliez pas que le monde des blogueurs professionnels n'est quantitativement qu'une chiure de mouche sur un tableau de Monet. Quelques dizaines de petits égos sur des milliers de professionnels. On reconnaitra encore longtemps Monet sous la chiure, croyez-moi.

Et puis c'est pas beau de montrer du doigt,me disait ma mère en me montrant du doigt ceux qu'ils ne fallait pas désigner.

Yvonnic, Je suis partout.

PS; Mes signatures, comme celles de Zorn me semble t'il, ne sont pas nécessairement des métaphores, elles oscillent entre la poèsie, le surréalisme, le contre-pied, l'auto-dérision, ou parfois mème rien du tout. C'est ma liberté de me nommer.

Anonyme a dit…

"Il serait amusant de mettre en parallèle vos propos sur le port de l'étoile jaune et le fait de pousser à la dénonciation publique..." Etes-vous vraiment con ou avez-vous avez lu Schopenhauer ("l'art d'avoir toujours raison") ?

" Il y a quarante ans que je gueule,au chaud." A lire vos trop long messages, j'ai des doutes sur vos états de service : internet ou la rue, il faut choisir.

"Tu sais ce qu'aurait dit Sartre juste avant de mourir ? "Je me suis complètement planté"." Décidément, vous retenez toujours l'essentiel. Vous feriez un carton aux jeux télévisés.

"Y compris ce que vous appelez les pontes (Lahary par exemple, car c'est un archétype)". Non. car lui, au moins, on ne peut pas lui reprocher de filtrer les messages.

"On a les ennemis qu'on peut, mon pauvre biquet !" Je vous ai déjà dit que je n'étais pas de la jacquette. Inutile d'insister.

"Seul contre tous ? chevaleresque mais inutile." Vous êtes bien de votre époque. Mon souci, c'est la dignité. Ca fait ringard, mais je vous emmerde.

"Et puis c'est pas beau de montrer du doigt" Le majeur tendu : mon geste préféré.
"Yvonnic, Je suis partout." Je n'en ai jamais douté.

"Mes signatures, etc..." La mauvaise conscience vous travaille-t-elle ?

Yvonnic a dit…

Réponses aux ringardises du Ringard Digne.

J'utiliserai votre méthode de décortiquage de petit comptable bilieux pour faire semblant de vous répondre tant vos propos sont creux .(Attention,vous allez finir par compter les virgules et noter les copies mon pauvre ami)

"j'ai des doutes sur vos états de service : internet ou la rue, il faut choisir."

D'une part je ne vois pas pourquoi il faudrait choisir, on peut faire les deux. D'autre part Internet n'existait pas il y quarante ans, et je n'y joue que depuis deux ans environ. Je ne suis pas un prématuré du web mais un tardif du jeu. Et enfin je ne vois pas en quoi mes "etats de service" vous concernent, mon capitaine. Je ne vais tout de mème pas justifier de mon activité intellectuelle ou physique devant un petit arriviste qui de son propre aveu se verrait très bien comme directeur de supermarché ! On a sa dignité quand mème mon biquet joli....

"A lire vos trop long messages".

Alors ça c'est très interessant par contre. Car figurez-vous que cette longueur est aussi ce qui est trouvé étonnant par les détenteurs de blogs mous. On me l'a déja reproché. Eh oui, il faut faire court...comme une carte postale, sinon c'est suspect. Et puis ça oblige à lire,pour détecter les contenus douteux, c'est ennuyeux. Que voulez-vous choupette, j'aime la longueur, prendre mon temps, illustrer mes propos, anecdotiser, dériver doucement au fil des mots, prendre au fil du discours des chemins de traverse et m'enfoncer dans la campagne. Je champignonne, je m'arrête pour boire un petit coup, et je reprends la route de ma prose jusqu'à la dernière jouissance, la signature qui vous énerve tant, car elle manque de sens premier. Vous n'avez pas de petite boite pour mettre chaque chose. C'est agaçant, je comprends. Mais c'est exprès que je fais ça, parce que je suis profondément énervant.

Je ne suis pas pressé. Les gens pressés sont déja morts (dicton arabe). Evidemment mes langueurs, mes longueurs et mes lenteurs de baba en tongs, doivent sembler aussi sottes que grenues, incongrues et improductives à un taylorien comme toi, petit gnou. Soyons productifs,visons juste, ne gaspillons pas de cartouches...

"Etes-vous vraiment con ou avez-vous avez lu Schopenhauer".

Etrange formulation, comme si le fait d'avoir lu Schopenhauer exemptait de connerie. C'est un vaccin ? Je n'ai pas lu Schopenhauer, ce vieux moralisateur perclus de pessimisme (étonnante lecture pour vous, petit performer. Ne lisez pas Cioran, vous allez vous pendre !). Non, criquet adoré, j'ai fait comme tout le monde, j'ai lu quelques citations, pour me la péter et les ressortir dans les soirées et gagner les jeux télévisés. Je vous confirme donc officiellement que suis bien un con.

"on ne peut pas lui reprocher de filtrer les messages."

Désolé d'apprendre que l'on a osé filtrer tes messages quelque part,mon bichon, c'est désolant, j'en conviens, mais qu'y puis-je ? Ils n'étaient probablement pas convenables, ce qui est étonnant pour quelqu'un dont "le souci c'est la dignité", comme toi, petit scarabée. Ou alors ils attaquaient trop nommément des gens, peut-être, petit apôtre de la dénonciation ? La dignité, ce n'est pas que dans ta tete qu'elle doit se trouver, c'est aussi dans tes propos. Eh oui, on n'est pas que ce qu'on est. On est surtout ce qu'on fait, et ce qu'on dit. L'image que tu as de toi dans tes tréfonds intimes, petit épicier casseur de prix, ne nous concerne pas. On voit ce qu'on voit, c'est tout. Et on lit ce qu'on lit. Ce n'est pas parce qu'on fait fermer sa gueule à quelqu'un qu'il faut se croire autorisé à hurler à la censure pour autant. Hitler a été mis en prison après une manif de prolétaires (Eh oui, le NSDAP,le A c'est pour "Arbeiter"), ce qui lui a permis de se poser en victime...

En tous cas, l'affreux qui t'a fait ça, faut le dénoncer tout de suite, non?

Ton grand tort, mon chéri, c'est d'être trop clair. Restons ambigus, on ne sort de l'ambiguité qu'à son détriment (c'est une citation de quelqu'un qui faisait des citations). Le premier homme qui a fait du feu s'est brûlé. Je le sais, j'étais là.

Eh oui (superbe transition), j'étais là puisque "Je suis partout".

Je t'informe, mon choupinet, au cas où ta culture schopenhauerienne ne le comporterait pas que "Je Suis Partout" était un journal fasciste et nationaliste, maurrassien, des anées 30, qui fut particulièrement actif pendant la guerre dans sa dénonciation des mauvais français. D'où l'allusion (forcément ambigue, tu vois le truc ?)comme point d'orgue à tes propos et à ma réponse. Mais tu le savais, j'en suis certain, bijounet. Si si, j'insiste.

Bon, eh bien on a fait le tour de tes questions existentielles, mamour. Non?

Deux conseils (gratuits): Tout d'abord, les blogs sont et ont aussi une mémoire. Et tes propos d'avant les vacances sur les fonctionnaires, le service public, les bibliothèques et la façon de manager les personnels, restent ce qu'ils sont. Scandaleux, brutaux et sans nuance. Pour toujours sur ce blog TU ES cela. Alors assume, au lieu de chercher des poux dans la tonsure des autres.

D'autre part, si ce n'était que de la provoc (ce que je ne crois pas du tout), souviens-toi qu'on devient fatalement ce qu'on fait semblant d'être. C'est pourquoi il faut toujours accorder beaucoup d'attention à son apparence.

Et dans ton cas, il y a du boulot. Pour l'humour aussi, je veux dire le regard décalé sur toi-mème, y a du boulot.

Ceux qui pédalent dans la semoule ne sont pas prêts de bouffer du couscous (Schopenhauer)

Yvonnic, Surfeur du blog à la surface du globe.

(tu vois mimi, ça, ça ne veut rien dire par exemple, c'est improductif, c'est juste pour jouer, tu comprends ?. Et en plus c'est nul comme jeu de mots)

PS. On ne dit pas jacquette avec un "c" comme cul, mais jaquette. C'est une expression désuette mais homophobe, ce qui est actuellement puni par la loi sur les discriminations. Et puisque nous sommes sur un blog belge, je crois qu'en Belgique aussi c'est sanctionné depuis 2003; Tu vois, tu n'es pas prudent. Si j'étais vraiment homosexuel, je pourrais t'attaquer en justice, te dénoncer aux autorités et tout et tout. Et ça me ferait des sous.

Un peu de culture pour finir, j'ai piqué ça sur un blog de linguistes:

La tournure "être de la jaquette" date du 19ème siècle et était elle-même précédée d'une autre forme d'expression : " être de la manchette ". A l'époque, de nombreux clubs " réservés " aux hommes existaient, et s'y retrouvaient beaucoup de messieurs fortunés. L'ordre de la Manchette avait ses clubs. Cela a donné naissance à l'expression, qui fut elle-même remplacée, probablement lorsque l'ordre de la Manchette fut abandonné, par " être de la jaquette ", l'habit étant somme toute porté par ces messieurs lors de leurs réunions. L'usage de ce terme vestimentaire en lui-même peut être prisé également par son aspect " discret " qui laisse deviner les fesses masculines tout en les cachant, et également, soyons pratiques et sans tabou, laisse possibilité de " mettre la main - ou autre chose - au panier "...

Les fesses masculines, mmmh!

Anonyme a dit…

Yvonnic, vous confondez réflexion et graphomanie. Puisque vous aimez les aphorismes, je vous en soumets un : un jour qu'il répondait à un de ses amis, un écrivain a eu ce mot remarquable : "Je n'ai pas le temps de faire court." Autrement dit, la concision présuppose la réflexion ; la logorrhée, c'est lorsqu'on laisse la pensée de côté - au profit, dans votre cas, d'autojustifications à n'en plus finir et de propos fielleux. Je vous imagine assis devant votre PC, transpirant, essayant de trouver les mots qui tueront l'autre, obsédé par l'identité des anonymes et jouissant, tel un journaliste de "Je suis partout", d'avoir enfin découvert le Juif, le fourbe qui se dissimule mais ne peut pas éviter de montrer son vrai visage.
Un certain Z. a deviné chez vous l'Initié. Votre goût du secret, l'hyper-attention portée aux petites affaires de pseudonymes, ne sont finalement qu'un des aspects de votre mentalité maçonnique.

Yvonnic a dit…

Faut-il que vous soyez excité pour me répondre a 8h du matin, c'est pas une heure pour les fonctionnaires, ça !

Je vous rappelle que je ne faisais que répondre aux détails que VOUS aviez soulevés. C'est à dire mes insignifiances. C'est votre choix de lecteur, pas le mien. Je soulignais d'ailleurs moi-meme en debut de post que je "ferais semblant de vos répondre tant vos propos sont creux". Dont acte.

Graphomane ? Si vous voulez. Loghorrée ? J'assume.
Par contre l'obsession de l'anonymat, je vous la laisse, ça semble plutôt être votre affaire, non? tant dans vos signatures que dans vos appels à la dénonciation.

Quand à votre reprise de perroquet sur les maçons, venant de vous, elle fait pitié. Que vous soyez obligé d'aller chercher des ordures dans les bennes des autres pour faire le méchant en dit long sur votre manque d'imagination.

Finalement je crois que vous êtes fait pour les blogs-malheur. Aussi vides que les autres, mais en plus méchant .

Vous n'êtes que brutalité, rancoeur et solitude. Et en plus vous n'avez ni style ni humour. Il est bien possible, après tout, que cela puisse amener des gens à vous "filtrer".

Yvonnic,café filtre

crotte du matin, chagrin
diarrhée du soir, espoir

nescio a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
nescio a dit…

Si on pouvait qd même éviter les 'je vous emmerde' ça me ferait plaisir. Pas que je sois vite choqué, mais la portée argumentaire de ce genre de phrase me semble très limitée. Et aussi tiens, tant qu'à faire, arrêter de reprocher aux autres des commentaires "fieleux" lorsque soi-même on a du mal à contenir les siens, ça serait pas mal non plus...
Je ne peux pas non plus m'empêcher de trouver regrettable que de nombreuses 'réponses' à certains commentaires ne portent pas sur le fond du commentaire en question. A partir d'un commentaire d'Yvonnic par exemple, certains extrapolent et déduisent de ses mots qu'il fait partie de telle ou telle société secrète (ce dont nous n'avons qd même rien à fiche)et l'agressent sur ces subbodorations en évitant de lui répondre sur la base de ses propos. La stigmatisation injurieuse ne fera jamais avancer le débat les gars, elle ne fera que renforcer l'écran de fumée derrière lequel vous camouflez la pauvreté et l'inutile agressivité de vos arguments.
D'aucuns se félicitent de la liberté de propos qui règne en ces pages. En ce qui me concerne, tout comme dans mon boulot de biblio, devoir jouer au flic m'ennuie : je ne suis pas là pour ça. Mais, ce qui me dérange encore plus, c'est la dérive 'haro sur le baudet' que prennent certains commentaires. Même si la personne visée en l'occurence n'a absolument pas besoin de mon aide pour se défendre, ce que je vais avoir du mal à supporter ici, ce sont les attaques dans lesquelles pointe sournoisement l'envie de couper la le sifflet de certains sous prétexte qu'ils soient homos, franc-maçons ou anonymes.

Yvonnic a dit…

Il est évident que le jour où toute intervention ne sera plus que pretexte à disqualifications individuelles, la liberté de parole qui y règne aura vécu, disparaissant dans les poubelles du web en mème temps que les contenus. Elle n'en gardera que des oripeaux futiles.

Je suis le premier désolé de constater que ce qui fait le fond de mes propos est le plus souvent ignoré au profit de la forme (et je manie aussi l'ironie cinglante mais pas l'insulte gratuite). C'est d'autant plus désolant que c'est le comportement habituel des autres types de blogs. D'une façon générale, et des études ont été faites la-dessus, on ne "lit" pas les billets sur les blogs comme on lit un article de presse. L'oeil accroche rapidement un ou deux mots ou expressions, de quoi réagir rapidement, et c'est tout. C'est du fast food. Faire long, poser des contenus, poser un fil rouge, renvoyer à des références, poser des questions, tout cela relève de la plus grande naïveté, sans doute. Mais c'est aussi un combat à mener, de la part de chacun d'entre nous, dans tous nos billets, afin que l'espace de parole bien particulier qui s'est ouvert avec le bloguisme, ne se referme pas un jour sur le vide, confisqué, anéanti.

Je pense particulièrement aux milliers de collègues de tous grades et fonctions, éternels exécutants muets dans leur pratique professionnelle, qui n'osent pas entrer dans cette arène. Elle est pourtant la seule qui leur reste pour s'exprimer. Et c'est la première fois qu'une technologie leur permet cela. J'ai l'air d'enfoncer des portes ouvertes, mais je suis pourtant stupéfait de mesurer à quel point cette chance unique, cette porte ouverte justement, est en train de se refermer lentement au nez de ceux qui en auraient eu le plus besoin.

Cer dernier paragraphe par exemple devrait normalement donner lieu, dans ce contexte, à quelques qualificatifs de type "populiste" ou "démago". Et par suite ma réponse ne portera plus que sur le fait de prouver que je ne suis pas populiste ou démago. On me dira alors que je ne cherche qu'à me justifier, etc etc...C'est comme ça que ça marche. Et le contenu aura fait long feu. La personnalisation des échanges amène naturellement à ignorer le principe du "contenu plus important que la signature". D'une certaine façon, c'est la dérive qu'a subi la presse d'information en se "peopolisant".

Qu'un contenu en amène d'autres, mème s'ils n'ont qu'un lointain rapport avec le post initial, est une bonne chose. Mais entrer dans cette spirale de cour de récré, à base de "c'est celui qui dit qui l'est" ,"les plus gênés s'en vont", "C'est pas moi, c'est l'autre",et du sous-entendu menaçant "je vais le dire à la maitresse", c'est entrer dans le caveau de famille des idées et de l'échange.

Yvonnic,sur les chemins de Compostelle

Anonyme a dit…

Le problème Yvonnic, je le vois ainsi : vous concevez facilement de malmener les autres jusqu'à l'insulte (apparemment, vous ne vous en rendez pas compte - pas plus que Nescio qui vous exonère de vos diatribes) ; mais vous supportez mal que les autres vous rendent la pareille. Tout ce dont vous parlez (s'attacher au contenu, lire et non survoler) figure déjà dans l'une de mes remarques, déjà ancienne. C'est précisément ce que je vous reprochait : tordre les propos des autres par frivolité. La différence entre vous et moi, c'est que, lorsque que je détourne le sens d'un texte, le fais intentionnellement (il s'agit d'un jeu) et que, de votre côté, vous semblez le faire en toute bonne foi, sans même vous en apercevoir. Votre sincérité explique votre hargne de procureur et votre méchanceté : vous êtes convaincu de révéler l'autre à lui-même et vos réponses sont faites pour blesser. Je ne vous suivrai pas sur ce terrain. Mais je vais faire le malin. Nous ne nous connaissons pas ; tout ce que nous pouvons dire de l'autre n'est que pure conjecture ; d'où vient donc cette sorte d'extra-lucidité, ce désir de dénoncer la médiocrité chez l'autre, sinon de la connaissance... de soi ? Vos propos fielleux en disent plus sur vous-même que sur l'autre et cela, c'est une affaire entre vous et vous.

Yvonnic a dit…

C'est celui qui le dit qu'y est !

Yvonnic, Voyante extra-lucide et Grand Marabout.

Anonyme a dit…

En effet : c'est le cas de le dire ! Il n'y a pas meilleur contempteur des perversions des autres que celui qui les partage.

Yvonnic a dit…

"La différence entre vous et moi, c'est que (...)"

Mais tout le monde s'en contrefout de ça ! NOS différences, NOS petites personnes, NOS petites médiocrités, NOS etats d'âme, et le reste !

"lorsque que je détourne le sens d'un texte, le fais intentionnellement (il s'agit d'un jeu) et que, de votre côté, vous semblez le faire en toute bonne foi, sans même vous en apercevoir."

Là encore, peu importe ce que vous (nous, moi, l'autre) faites intentionnellement ou pas, le lecteur verra ce qui est écrit à la fin des fins et réagira en fonction du sens de ce qu'il lira. Point barre ! Vous pouvez détourner un avion si ça vous chante, ce qui est interessant, important, c'est où il nous fera tous atterrir à un moment . Plus vous cherchez l'intention puis le sens vous fuit.

Et tout le reste de votre message est plein de ce vide (peu m'importe l'insulte, c'est le vide qui m'exaspère de plus ), je cite bout à bout :
"vos diatribes, frivolité, hargne de procureur, méchanceté,extra-lucidité, médiocrité, propos fielleux, contempteur des perversions des autres ".

Mais bon sang de bordel de merde, on SE TUE à vous expliquer à longueur de blog qu'il serait plus positif d'avancer dans les CONTENUS, le DEBAT, l'échange D'IDEES, et tout ce que trouvez c'est de me balancer encore une assiette de purée froide dans la tronche !

Comment faut-il vous le dire ?

En tous cas vous ne m'amusez plus du tout mon petit bonhomme. Ni moi ni grand-monde ,à mon avis.

Terminez donc de jouer au casse-boites tout seul ! Je n'ai plus douze ans.

Yvonnic, La Petite maison dans la connerie

Anonyme a dit…

A VOS ORDRES, CHEF !

Anonyme a dit…
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Anonyme a dit…
Ce commentaire a été supprimé par un administrateur du blog.
Macabre marc polo a dit…

Sauvez/protéger son couple , annulé une rupture/séparation


Bonsoir a tous
Je me présente Lucette FERRES,
J'avais des problèmes de couple avec mon mari car je n'arrivais pas a faire d'enfants après 16 ans de vie commune avec mon homme et il m'a laissé et a demandé le divorce .Un soir sur le net j'ai vu les coordonnées de ce Mr que je vais vous présenté par la suite qui m'a rapidement faire revenir mon homme et avec ces médicament traditionnels j'ai maintenant 2 merveilleuses filles et un garçon avec mon homme .
Cet homme grâce auquel ma vie a repris son sens s'appel Maître Gbedekpogbe Médium, Voyant, ... sérieux, il vous aide à résoudre tous les problèmes auxquels vous ne trouvez pas de solution.
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Le Retour Affectif - Le Retour D'Affection
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