06 juin 2008

Semaine faste

"Avec vous, j'obtiens toujours tout ce que je demande"...hum, faut pas pousser, mais bon, pour une fois que j'en tiens une qui me demande d'acheter autre chose que le dernier Lévy, je la chouchoute, c'est vrai...

"On ne se mouche pas du pied gauche à la bibliothèque"
...pardon, j'ai omis de te préparer au choc. T'annoncer de but en blanc que le prix de la cotisation annuelle s'élève à 6 euros, quel manque de tact...

"C'était pas terrible ce bouquin, dommage, le titre me plaisait bien"
...publicité mensongère sans doute, 'Pas de maris, pas d'ennuis' disait la couverture.

"Je voulais vous acheter ce livre qui était dans la caisse des 'à vendre', mais en l'ouvrant j'ai vu mon nom dedans"...ben oui, tu me l'as donné il y a quelques semaines...

25 commentaires:

Anonyme a dit…

Un argument de plus en faveur de l'exigence : "La montagne magique", ça ne s'oublie pas.
JL

Nannybib a dit…

J'aime bien ton avatar de bibliothécaire champêtre. Derrière toi, c'est ta bib' ? et ton moyen de transport ?

Anonyme a dit…

C'est drôle, n'est-ce pas Nescio : j'évoque Thomas Mann au sujet d'un de vos messages et quelqu'une (faut pas risquer d'êt' condamné pour misogynie) - quelqu'une, donc, se pâme devant un "avatar" ! Putain, les préoccupations des collègues !

Anonyme a dit…

Tiens, pendant que je suis au prêt (et que je me fais chier à biper les produits vus à la télé que les clients déposent sur le tapis non roulant - condition de travail déplorable qui vaut à ma collègue de 55 ans des douleurs articulaires que les chefs prennent pour du chiqué), je me permets un coup de pub pour un blog extraordinaire :

http://laniouzelettairederobert.hautetfort.com/

Allez jeter un oeil à la théorie de Robert sur "l'esthétique du maigre", très contestable mais substantielle, et réciproquement. Ca vous changera des niaiseries habituelles des blogs pros et de l'enculage de mouches des technophiles.
JL, la seule, l'unique (mais sans propriété).

Nannybib a dit…

"Putain", les collègues anonymes, quel régal !

Anonyme a dit…

No I'm not : my name is Jennifer Lobèze.

nescio a dit…

Chère Jennifer...le fait que Nannybib trouve un avatar sympathique n'est pas incompatible avec des préocupations 'sérieuses', qui à l'instant précis où elle écrivait cette petite phrase sympathique n'occupaient que des neurones silencieux dans son esprit...seriez-vous taillée d'une seul bloc? dans votre esprit, il n'y a place que pour des considérations essentielles à la Culture, au Destin de l'Humanité et à la Couleur de votre Voiture? Rassurez-moi...
@Nannybib : merci anyway...et non, en ce moment, je ne roule pas en décapotable, fait pas encore assez chaud...quant à la grange, rassurez-vous, 'ma' bib est rurale, mais quand même pas à ce point...

Anonyme a dit…

Aahhh (non, je ne suis pas en train de jouir), bien sûr qui si : je suis faite d'un bloc ; et il n'y a en effet de place dans ma vie que pour la culture et le destin de l'humanité (le tout sans majuscules). Comprenez-moi bien : je n'arrive pas à alimenter les discussions par des considérations sur la météo (le seul sujet susceptible aujourd'hui d'amèner les gens à se révolter), les bagnoles et le foot - même bourrée. C'est une vraie infirmité. Mais je ne sollicite pas votre compassion. Au fait, pour rebondir sur le propos de la collègue que j'ai vexée (et je n'en excuse - Jennifer est bienveillante et probe), les "avatars", pourquoi ne pas les chercher dans la littérature ? Ce serait l'occasion d'échanges intéressants et marrants, non ? Mettons que je choisisse Juliette et vous Justine - ça vous va ?

nescio a dit…

Soyez sans crainte, je n'aurai aucune compassion donc...n'ayant jamais lu Sade in extenso, je ne sais comment finit Justine...pour ce qui est de Juliette, c'est un peu tristounet non? Néanmoins,je vous signale qu'il n'était pas ici question de météo, de bagnole ou de foot (qui ne sont pas non plus mes sujets de prédilection, loin de là)...simplement de ne pas prendre les passants de ce blog de trop haut parce qu'ils risquent une considération sur un sujet 'léger'...

Anonyme a dit…

Bruno (sous ses avatars Jennifer ou Jean Philippe) fait fausse route.

La vraie voie, ce n'est pas l'anarchisme en bibliothèque.
C'est l'Islam en bibliothèques.

Cheb Radis.

Anonyme a dit…

Les bibliothèques occidentales ont pour base la simple copie dégradée des manuscrits. Leur but était d'édifier les croyants.

De là la situation actuelle : l'opposition rigide entre conservation et diffusion, entre offre et demande. Le modèle s'essoufle.

Alors que dès le Xème siècle, les bibliothèques califales étaient des lieux d'échanges et de création entre savants.


Cheb Radis

Anonyme a dit…

Cet écrin, concentration et dynamisme, permis d'assimiler ce qui semblait le plus lointain : la logique aristotélicienne.

De même, en se soumettant à l'Imam caché des bibliothèques, les bibliothèques occidentales pourront assimiler le plus lointain : la pensée orientale.

Cheb Radis

Anonyme a dit…

Damned ! Enfin de la pensée. Mais voyons, ici, en Occident, la "tradition" (et notamment la tradition philosophique) ne donne-t-elle pas déjà les outils pour penser le monde ? Dès lors, pourquoi cette quête exotique ?
Vous avez raison, Cheb Radis : à quoi bon tous ces avatars ?
Vishnou

Nannybib a dit…

Quant à moi, je préfère nettement les avatars aux anonymes, d'autant qu'il devient difficile de les compter : un seul, qui s'anonymise à chaque fois différemment, deux, trois ? Un/des bibliothécaire(s) fou(s) ?
Les propositions SM d'anonyme n° je ne sais combien, c'est d'un kitsch !
Nescio, tu offres l'hospitalité à tous les coucous qui passent ?

Anonyme a dit…

Nannybib ! Enfin ! "Propositions SM" ! Vous allez finir par me convaincre que vous méritez vraiment le jugement sévère et méchant que j'ai porté sur vous.
Quant au fait qu'un blog permet à n'importe qui d'écrire n'importe quoi, c'est intéressant de réfléchir là-dessus. Je suppose que Nescio y a déjà pensé. Ca veut dire quoi, écrire anonymement ? C'est sûr : on a le sentiment d'une certaine liberté... qui n'est pas loin de l'irresponsabilité. En tout cas pour certain(e)s. Vous aurez compris que je ne me range pas dans cette catégorie (on est toujours indulgent avec soi-même). Mais, finalement, le plaisir (un peu régressif) d'intervenir sans être identifié est-il si éloigné de celui de l'auteur du blog (lui-même anonyme) ? Qu'est-ce qui peut pousser un mec à créer un blog pour raconter des choses souvent pas très passionnantes ? Pourquoi livrer ainsi au monde ses états d'âme ? Le pire, il me semble (et là, Nescio, vous pourriez répondre), serait l'absence de réaction ; ou alors des messages du type de celui de Nannybib (je m'excuse encore auprès de vous Nanny : il ne s'agit que de donner un exemple, pas d'un jugement sur vous), c'est-à-dire des réactions du type "ouais, il est super ton blog ! continue!". Je vais dire (et excusez mon manque de modestie) : heureusement pour Nescio qu'on est quelques-uns à donner un contenu, à échanger des idées - même si les limites de l'outil ne permettent pas d'aller très loin et favorisent les interventions à l'emporte-pièce, les dits qui blessent (sans qu'on en ait l'intention, d'ailleurs).
Vishnou

Nannybib a dit…

Blessée, non... plutôt tordue de rire !
D'accord avec vous pour dire que les blogs vivent autant de la richesse des commentaires que des posts initiaux.
Qu'est-ce qui pousse quelqu'un à créer un blog ? Sans doute l'envie de partager - les états d'âme ne me semblent jamais inintéressants. A vous non plus, sans doute, puisque vous visitez les blogs des autres et y laissez vos traces...
Je ne vous juge pas : les gens qui regardent par le trou de la serrure m'amusent. Mais qu'est-ce que vous écrivez long !!!

Anonyme a dit…

Oui, la concision demande de la réflexion, c'est-à-dire du temps - raison pour laquelle on se laisse aller à la logorrhée (cela n'implique pas que les messages courts soient intéressants, et là, j'ai en tête les vôtres).
Je ne cherche pas à "laisser des traces" mais à voir plus clair sur certaines questions (et aussi, il faut le dire, à m'amuser, parfois aux dépens des autres, ce qui n'est pas beau).
Vous ne jugez pas ; ça vous regarde. Moi si. Et en plus, mon jugement est sûr (forcément, sinon pourquoi le rendre public ?).
Si je redeviens sérieux (je sais que le sérieux, ça fait chier les cons mais tant pis), je remarque qu'il est difficile d'engager un vrai échange, je veux dire une discussion qui porte sur autre chose que des niaiseries. Chacun y va de sa petite bafouille, tente de se faire valoir, éventuellement d'écraser l'autre. (Vous n'échappez pas à la règle, sauf que vous procédez par insinuations. Je sais que c'est moi qui ai commencé mais rappelez-vous la parole du Christ...)
La conclusion pourrait être qu'un blog, ça n'a pas d'autre intérêt que de se distraire (ne me faites pas rire avec votre "partage" des états d'âme : vous vous nourrissez de peu) ou de se défouler. Pourquoi pas, après tout.

nescio a dit…

Vishnou : pourquoi devrais-je passer encore du temps à expliquer le pourquoi et le comment de ce blog? hormis le fait que cela me semble filtrer assez clairement dans mes billets, j'ai déjà, dans l'un ou l'autre commentaire, donné des éclaircissements à ce sujet...si ce que j'écris vous semble inintéressant, passez donc votre chemin...vous verrez si l'absence de commentaires me poussera à fermer...
Que je sache, je ne pose aucune question aux 'commentateurs' dont vous êtes, sur le pq de leur intense activité en ces pages, et je n'ai encore jamais eu recours à la censure...je table sur l'espoir que les internautes de passage sauront faire la part des choses entre ce que j'écris et les commentaires qui en découlent..ce que je suis se trouve dans mes billets et dans mes commentaires...les commentaires des internautes engendrent parfois des échanges riches et chaleureux...ce qui est bien agréable (et je sais que cet argument ne suffira pas à bcp)Parfois ces échanges sont plus tendus. Mais s'il me fallait fermer les yeux -censurer- chaque fois que quelque chose me déplaît, je ne serais tout simplement pas moi-même. Je laisse donc dire, ce qui peut sembler lâche ou sans audace à certains...Personnellement, j'assume parfaitement mon manque d'envie de participer à certains échanges que j'aurai -malgré moi- initiés.

nescio a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Anonyme a dit…

Décidément, il est difficile de se faire comprendre. Je n'ai jamais dit ni sous-entendu ce que vous me reprochez. Mais je ne vais pas passer mon temps à vous convaincre puisque vous ne voulez pas l'être. Mais enfin, merde, n'avez-vous pas envie d'un lieu qui vive d'échanges substantiels ? C'est ce que j'avais cru comprendre à la lecture de certaines interventions.

Anonyme a dit…

Vishnou (le retour) :
"si ce que j'écris vous semble inintéressant, passez donc votre chemin...vous verrez si l'absence de commentaires me poussera à fermer..." : il y contradiction dans les termes.

Yvonnic a dit…

Une petite intervention sur les propos de nannybib:

"Nescio, tu offres l'hospitalité à tous les coucous qui passent ?" et "Je ne vous juge pas : les gens qui regardent par le trou de la serrure m'amusent".et "vous visitez les blogs des autres et y laissez vos traces..."

A moins d'être complêtement bouché, il me semble néanmoins percevoir une certaine aigreur et du jugement négatif dans ces propos. Mais peu importe l'anecdote.

Il me semble que nous sommes en train de vivre ces derniers temps la mise en place d'un deuxième âge du blog. Je ne cesse de remarquer ici ou là des propos du style "si tu veux que je te réponde, je te répondrai sur ton blog, si tu en as un" et autres formules du mème genre qui stigmatisent clairement les non-possesseurs de blogs. On pourrait résumer cela à "Si t'as des c....t'as qu'à créer ton blog".

Comme si l'on assistait à l'émergence d'une aristocratie de blogueurs courageux et responsables face à une volée de moineaux plus ou moins intempestifs (coucous ?)et adolescents attardés dont il faudrait "gérer" les débordements comme on gère les fientes de pigeons sur les momunuments parisiens.

Sont gentils ces petits, ma pauv'dame, mais font des crottes partout. Prenez les patins, merde, j'ai ciré!

D'autres propos et attitudes dénoncent de plus en plus l'anonymat et se ferment aux non-identifiés (soit réellement comme celui de M.Tacheau d'Angers, soit par la non-réponse systématique aux intervenants non-perçus comme étant de la famille). Les débats sur l'anonymat envahissent tous les blogs, à un moment ou un autre, y compris ici.
Le débat porte le plus souvent sur l'importance du contenu par rapport à la signature. Ici on a tranché, ailleurs c'est parfois moins évident...Il y a aussi le débat sous-jacent sur ce qui est "correct" ou non. Autant de critères subjectifs qui peuvent aller vers l'élaboration de pratiques d'exclusion.

Entre le blog privé qui s'étire dans l'anecdote courte entre une poignée d'amis choisis "de bonne compagnie", et s'illustre vite par le private joke pour initiés, rendez-vous aux bibliogades etc... et la dérive vers le blog communautaire (les blogs universitaires par exemple),où le fait de se connaître autrement que virtuellement devient une façon de montrer patte blanche sans le dire, la place devient étroite pour le commentateur anonyme et voyageur.

C'est pourtant eux qui donnent leur sens aux blogs. Se reporter à un article sur les plateformes que j'ai cité chez Sophie ("Mais non, les internautes ne sont pas des autistes") a propos d'un article d'Hubert Guillaud sur le relationnel dans les plateformes.

Le blog de nescio laisse les portes ouvertes aux possibles.On y entend que le blog n'est sans doute pas le meilleur endroit pour le débat, mais on y débat. On y suggère (comme Sophie)que ce n'est pas non plus un endroit de "conversation", mais on y converse, et j'y ai ajouté ma comparaison : c'est un bistrot sans conso. J'ai mème parlé d'autogestion.

Les échanges y sont parfois passionnants, passionnés, lourds, tendus, rigolards, variés, grossiers, littéraires, peu importe. En tous les cas il y a une chose que jamais personne ne s'est permis de faire ici, c'est de critiquer le patron dans sa façon de gérer sa boîte, mème à mots couverts.
Tout simplement parce qu'il n'y avait pas matière.

Quand ça l'indiffère, il ne participe pas mais laisse la clé sur la porte. D'autres ailleurs se ruent sur le malotru, prennent un air indigné et en appellent à la communauté-amie : non, mais vous avez vu ça, c'est-y pas une honte ?

Pour s'en persuader il suffit de visiter le blog de madame thécaire ancien blog de nannybib,
toujours ouvert, et où l'on peut trouver à la rubrique "la vie de ti'blog" une définition de l'action de bloguer, qui semble très ouverte mais peu en rapport avec ses interventions ici, et en d'autres endroits des réactions très contrastées face à des intervenants "coucous". Ceci explique peut-être cela. Les blogs ont une histoire et sont aussi une mémoire.Il faut assumer.

On se fiche de savoir ce qui a poussé quelqu'un à ouvrir un blog ! En voilà de l'introspection douteuse ! Ce qui compte c'est ce qui le fait exister ensuite et comment il dure et devient attractif. Nannybib le dit elle-mème "Les blogs vivent autant de la richesse des commentaires que des posts initiaux.". J'irai dailleurs un peu plus loin : sans commentaires, riches ou pas (!), un blog devient l'expression publique d'un journal intime ou une boite à lettres pour cartes postales de vacances, ce qui après tout peut parfaitement se concevoir.

Quant à l'anonymat multiple de Jennifer, Jean-Philippe, Bruno, Ignatius et autres Anonymous, il est anecdotique, probablement ludique, ne trompe personne, et me dérange beaucoup moins que les dérives vers l'exclusion que j'ai signalées plus haut.

Chez Nescio's on n'a pas à regarder par le trou de la serrure, y en a pas !

Sophie a dit…

hé bin ! c'est fête en ce moment ici, le mois de mai s'éternise chez toi Nescio ;-)
PS : au fait, les biblioblogades pour ceux à qui cela aurait échappé sont ouvertes à tous !

nescio a dit…

:-) oui, ou alors ta théorie prend tout doucement l'eau...

Yvonnic a dit…

:-) Ou l'eau de la thalasso rend ramollo du cervo...

Sophie, juste une question, sérieuse : Ce qu'on appelle chez nous les "chiottes à la turque", ces trucs cauchemardesques que j'avais peur de tomber dedans quand j'étais petit et qui eclaboussaient mes godasses, ça existe vraiment, là-bas ?