Bigard
Lu dans le Télémoustique cette semaine : pour la prestigieuse 'je-vends-du-temps-de-cerveau-disponible-pour-la-pub' TF1, Jean-Marie va tourner le pilote d'une série dans lequel il incarnera un directeur de bibliothèque municipale (communale pour nous les belges). Apparemment, sa profession initiale passera au second plan, puisque c'est dans le cadre d'une école de devoirs qu'il sera amené à rencontrer et à aider des enfants en difficulté.
Evidemment, la question ne s'était encore jamais posée : après Gérard Klein en instituteur et Victor Lanoux en brocanteur, quel acteur pour incarner notre belle profession? Bigard nous répond TF1. Bah, ça aurait pu être pire j'imagine...
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09 juillet 2006
01 juillet 2006
Pub et romans
Un article un poil excessivement dénonciateur dans 'Charlie Hebdo' cette semaine. Stephane Bou nous y conte les démêlés de deux auteurs américains pour ados -strictement inconnus chez nous- qui, dans leur dernier roman, laissent une de leur héroïnes se maquiller avec un rouge à lèvre d'une marque bien précise. Même pas rétribués, les deux auteurs se font incendier par l'un ou l'autre journaliste avide de scandale, qui conjurent les critiques littéraires d'ignorer cette sous-production romesque.
Typiquement ricain, non? On gave les ados de séries et autres télé-réalités, spécialement écrites pour êtres saucissonnées par une avalanche de pubs bien ciblées, on les endort et on s'assure qu'ils consomment ce qu'on veut qu'ils consomment...mais quand l'un ou l'autre rescapé lit un LIVRE, faut absolument le préserver de la pub! Même si le procédé est effectivement criticable, il n'est pas neuf : nombre d'auteurs pour adultes citent des marques de voitures, de fringues ou de clopes sans que cela fasse bondir les grands reporters. Ces cris de vierges effarouchées me semblent donc un rien excessifs. La pub, sous toutes ses formes, est partout. D'ou vient ce souci soudain d'en préserver les lecteurs? Serions-nous plus influençables que la masse des spectateurs télés? Ou bien notre nombre se réduit-il à ce point que nous voilà passés sous statut d'espèce protégée?
Un article un poil excessivement dénonciateur dans 'Charlie Hebdo' cette semaine. Stephane Bou nous y conte les démêlés de deux auteurs américains pour ados -strictement inconnus chez nous- qui, dans leur dernier roman, laissent une de leur héroïnes se maquiller avec un rouge à lèvre d'une marque bien précise. Même pas rétribués, les deux auteurs se font incendier par l'un ou l'autre journaliste avide de scandale, qui conjurent les critiques littéraires d'ignorer cette sous-production romesque.
Typiquement ricain, non? On gave les ados de séries et autres télé-réalités, spécialement écrites pour êtres saucissonnées par une avalanche de pubs bien ciblées, on les endort et on s'assure qu'ils consomment ce qu'on veut qu'ils consomment...mais quand l'un ou l'autre rescapé lit un LIVRE, faut absolument le préserver de la pub! Même si le procédé est effectivement criticable, il n'est pas neuf : nombre d'auteurs pour adultes citent des marques de voitures, de fringues ou de clopes sans que cela fasse bondir les grands reporters. Ces cris de vierges effarouchées me semblent donc un rien excessifs. La pub, sous toutes ses formes, est partout. D'ou vient ce souci soudain d'en préserver les lecteurs? Serions-nous plus influençables que la masse des spectateurs télés? Ou bien notre nombre se réduit-il à ce point que nous voilà passés sous statut d'espèce protégée?
08 juin 2006
Agnès
C'est elle qui l'écrit aujourd'hui dans 'Le Soir'. Avec ce matraquage télévisuel de retransmissions sportives qui s'annonce, il n'y a, selon elle, plus moyen de 'trouver un mec avec lequel avoir une conversation digne de ce nom'. J'ai bien conscience de faire un peu tache dans la foule masculine, mais je ne pense pas être le seul 'mec' à me plaindre de voir ma télé squattée par du foot, des raquettes et des mollets de cyclistes. Moi aussi ça me pompe Agnès. Mais quand même, fais attention aux généralisations rapides. Et puis, tant qu'ils sont tous devant leur téloche, on a la paix. C'est le bon moment pour se promener, lire ou siester. Profites-en. Et si tu veux converser dignement, tu peux toujours me laisser un message.
C'est elle qui l'écrit aujourd'hui dans 'Le Soir'. Avec ce matraquage télévisuel de retransmissions sportives qui s'annonce, il n'y a, selon elle, plus moyen de 'trouver un mec avec lequel avoir une conversation digne de ce nom'. J'ai bien conscience de faire un peu tache dans la foule masculine, mais je ne pense pas être le seul 'mec' à me plaindre de voir ma télé squattée par du foot, des raquettes et des mollets de cyclistes. Moi aussi ça me pompe Agnès. Mais quand même, fais attention aux généralisations rapides. Et puis, tant qu'ils sont tous devant leur téloche, on a la paix. C'est le bon moment pour se promener, lire ou siester. Profites-en. Et si tu veux converser dignement, tu peux toujours me laisser un message.
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